Référendum de l’Alberta

Un groupe conteste le site du référendum de l’Alberta, le qualifiant de promotion financée par les contribuables

Our Alberta Advantage affirme que le site référendaire de la province omet des éléments clés sur les coûts de l’immigration; le gouvernement dit que les limites publicitaires ne s’appliquent pas aux référendums autonomes

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Un groupe conteste le site du référendum de l’Alberta, le qualifiant de promotion financée par les contribuables
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Alberta
Alberta, Canada
Un groupe pro-immigration a porté plainte auprès d’Elections Alberta, affirmant que le site du référendum de l’Alberta utilise des fonds publics pour promouvoir un seul des camps des prochains votes.
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Un groupe pro-immigration a déposé une plainte auprès d’Elections Alberta, affirmant que le site du référendum de l’Alberta utilise des fonds publics pour promouvoir un camp des prochains votes.

Un groupe pro-immigration a demandé à Elections Alberta d’examiner le site du référendum de l’Alberta, alléguant que le gouvernement provincial utilise des fonds publics pour promouvoir un camp des prochains votes portant sur l’immigration et des questions constitutionnelles.

Our Alberta Advantage, cofondé par l’avocat d’Edmonton Avnish Nanda, affirme que le site Alberta Referendum 2026 présente des informations choisies de manière à pouvoir orienter les électeurs vers des réponses « oui ». La plainte ravive le débat sur la mesure dans laquelle un gouvernement peut aller dans ses communications financées par des fonds publics avant un référendum autonome.

Nanda a cité une section affirmant que les résidents temporaires coûtent aux contribuables albertains plus de 1 milliard de dollars par an en services sociaux, à côté d’une question demandant si les résidents non permanents devraient payer des frais provinciaux pour utiliser les systèmes de santé et d’éducation. Il a déclaré que la page est trompeuse parce qu’elle n’indique pas non plus combien les nouveaux arrivants paient en impôts lorsqu’ils vivent, travaillent ou étudient en Alberta.

« Cela mine l’esprit de la démocratie », a déclaré Nanda à CBC News.

Les Albertains doivent voter le 19 octobre sur neuf questions référendaires issues des enjeux soulevés lors des assemblées publiques de l’Alberta Next Panel. Les questions portent sur des questions constitutionnelles et sur des changements proposés au système d’immigration.

La province affirme que le site vise à fournir aux électeurs une information claire sur les questions et la portée de leurs votes. Heather Jenkins, porte-parole du cabinet du ministre de la Justice, a déclaré à CBC News que les restrictions prévues par la loi électorale concernant la publicité gouvernementale, qui s’appliquent aux référendums tenus en même temps que des élections générales ou locales, ne s’appliquent pas aux référendums autonomes.

Cette distinction est au cœur du différend. Une modification à la Election Act de l’Alberta, approuvée l’an dernier, a supprimé les restrictions à la publicité gouvernementale pour un référendum autonome. Nanda a qualifié ce changement d’« échappatoire » et a dit vouloir qu’Elections Alberta applique la même norme aux campagnes référendaires, qu’elles coïncident ou non avec une élection.

La première ministre Danielle Smith, lors d’une conférence de presse la semaine dernière, a déclaré que le site vise à rendre les faits accessibles tout en reconnaissant que le gouvernement défend ses politiques privilégiées. Elle a ajouté que le gouvernement cherche un mandat et n’est pas neutre sur les questions.

La politologue Lori Williams, de la Mount Royal University, a indiqué que les gouvernements soumettent couramment des questions référendaires qu’ils appuient, mais que les électeurs ont besoin d’assez d’information pour juger les affirmations qui les sous-tendent. Elle a dit que les données à l’appui des conclusions de la province devraient être disponibles pour une évaluation indépendante.

Le site a aussi suscité des critiques publiques en dehors de la plainte officielle. Stephen Elaschuk, un professionnel des technologies de l’information à Strathmore, a lancé un site parodique appelé « Alberta Referendumb » peu après la mise en ligne du site gouvernemental, affirmant que le message de la province ne présentait aux électeurs qu’un seul côté de l’histoire.

La réponse d’Elections Alberta à la plainte ne figurait pas dans le matériel source. Pour l’instant, la question centrale est de savoir si les nouvelles règles de référendum autonome de la province permettent au gouvernement de faire la promotion de ses positions avec des ressources publiques — et si l’organisme électoral interviendra avant que les Albertains ne votent.

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