Une critique de la CBC indique que The Devil Wears Prada 2 offre des looks plus marquants et des visages familiers, mais peine à égaler la précision et la morsure culturelle du film de 2006.
The Devil Wears Prada 2 revient chez Runway avec Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt et Stanley Tucci de retour dans le monde de la mode, mais une nouvelle critique de la CBC soutient que le glamour de la suite est plus fort que son histoire.
Le film, que la CBC dit sortir en salles vendredi, revisite l'entourage de Miranda Priestly et d'Andy Sachs près de deux décennies après l'original nommé aux Oscars. Le critique de la CBC Jackson Weaver décrit la suite comme un retour soigné, lourd en nostalgie, agréable en surface mais beaucoup moins concentré et mémorable que le film de 2006.
La critique indique que la nouvelle intrigue place le magazine Runway en pleine crise, avec une confiance déclinante envers les médias traditionnels, des annonceurs qui font pression et un personnage de milliardaire de la technologie, Benji Barnes, interprété par Justin Theroux, qui imagine un avenir dans lequel l'intelligence artificielle pourrait remplacer les articles, les mannequins et le travail créatif humain. Ce cadre offre une toile de fond d'actualité, mais Weaver soutient que le film ne développe pas suffisamment ce thème.
Andy, incarnée par Hathaway, est désormais une journaliste établie, bien que la critique affirme que la suite la replonge dans des schémas familiers autour de Miranda et de Runway. Miranda de Streep, autrefois définie par une certitude glaciale, est présentée comme diminuée et inhabituellement hésitante, tandis que Nigel de Tucci et Emily de Blunt retrouvent une industrie de la mode qui s'est tournée vers le contenu en ligne, le branding et les exigences des annonceurs.
Emily de Blunt est pointée comme le personnage le plus marquant parmi les retours. Maintenant cadre chez Dior, elle devient une incarnation plus aiguë des pressions commerciales auxquelles fait face le magazine, notamment l'exigence que Runway publie un publireportage de plusieurs pages. La critique indique que cette tension entre intégrité éditoriale et survie commerciale est l'une des idées les plus prometteuses de la suite, même si le film ne l'explore pas entièrement.
La suite compte aussi beaucoup sur les clins d'œil pour les fans, des références au mépris de Miranda pour les fleurs de printemps aux hochements de tête vers le fameux moment du chandail céruléen de l'original. Weaver écrit que ces plaisirs contribuent à préserver l'attrait du visionnage réconfortant, ainsi que des looks plus marquants et des caméos étoilés.
Mais la critique centrale est que The Devil Wears Prada 2 s'appuie souvent sur l'affection du public pour le premier film plutôt que de gagner sa propre place à côté de celui-ci. Weaver soutient que la suite inverse ou adoucit l'évolution antérieure des personnages et propose une lecture moins approfondie de la mode, du journalisme et du travail créatif que l'original.
Pour les spectateurs, la question immédiate est de savoir si la réunion à elle seule suffit. La critique de la CBC suggère que le film offre des visages familiers, un style lustré et une nostalgie facile, mais ne va pas jusqu'à devenir la suite incisive et durable que son prédécesseur annonçait.
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