Tribunaux de l’Ontario
L’ex‑neurologue de Kitchener Jeffrey Asloka acquitté de 48 chefs d’accusation d’agression sexuelle
Le juge Craig Parry a conclu que la Couronne n’avait pas prouvé que Sloka avait utilisé des examens médicaux comme prétexte à des agressions, mettant fin à un procès de plusieurs années qui a suscité de vives réactions d’anciennes patientes et de partisans
Langue source : English
Traduit par IA en French
Emplacement
Kitchener
Kitchener, Ontario, Canada
L’ex-neurologue de Kitchener Jeffrey Sloka a été acquitté de 48 chefs d’accusation d’agression sexuelle après qu’un juge de l’Ontario a estimé que la Couronne n’avait pas réussi à prouver sa cause.
L’ex‑neurologue de Kitchener, Ont., Jeffrey Sloka a été acquitté de 48 chefs d’accusation d’agression sexuelle, un juge ontarien ayant estimé que la Couronne n’avait pas démontré que des examens médicaux avaient servi de couverture à une conduite criminelle.
Le juge Craig Parry a rendu ses décisions vendredi au palais de justice de la région de Waterloo, à l’issue d’un procès entamé en septembre 2021 et qui s’est étiré sur plusieurs années. L’affaire a suscité une grande attention en raison du nombre de plaignants et du contexte des allégations : des patients ayant consulté Sloka alors qu’il exerçait la médecine.
Parry avait préparé une décision de 1,002 pages, mais a résumé ses conclusions en cour. Il a dit accepter que Sloka “adequately proposed, identified and explained each examination he acknowledged performing,” et a conclu que la Couronne n’avait pas prouvé hors de tout doute raisonnable que l’ex‑neurologue avait utilisé des examens “as a ruse to gain access to the bodies of his female patients.”
Le juge a également relevé des problèmes dans les éléments de preuve présentés par les plaignants. Dans son résumé, Parry a indiqué que chaque patient “provided unreliable evidence” à un certain degré. Il a aussi dit que certains témoignages manquaient de crédibilité, que certains avaient été influencés par la couverture médiatique et que certains témoins avaient sciemment menti au tribunal.
Une affaire de longue haleine liée aux examens médicaux
Les allégations remontent à 2010 et ont été rendues publiques pour la première fois en 2017. Le tribunal a entendu que Sloka recevait des patients pour des problèmes notamment de migraines et de traumatismes crâniens, et que certains avaient été invités à se dévêtir pour des examens physiques ou dermatologiques, y compris des examens des seins et pelviens.
D’anciens patients ont témoigné au procès. Sloka a aussi pris la barre pour assurer sa propre défense, niant certaines allégations ou fournissant des explications médicales pour les examens qu’il a reconnu avoir effectués. Parry a indiqué que le témoignage de l’experte en neurologie, la Dre Vera Bril, n’établissait pas que Sloka avait réalisé des examens d’une manière incompatible avec sa formation.
L’affaire a également suivi des mesures disciplinaires professionnelles. L’Ordre des médecins et chirurgiens a révoqué le permis d’exercice de Sloka en 2019 à la suite d’une enquête et d’un processus disciplinaire. Une enquête distincte de la police régionale de Waterloo a mené à des dizaines d’accusations criminelles plus tard la même année.
À un moment donné, Sloka faisait face à 76 chefs d’accusation. Certains ont ensuite été retirés à la demande de la Couronne, laissant les 48 chefs sur lesquels Parry a rendu des verdicts de non-culpabilité vendredi. Les plaidoiries finales ont été entendues en novembre.
Réactions à l’intérieur et à l’extérieur du tribunal
La décision a suscité une vive émotion dans la salle d’audience. Des personnes dans le public ont pleuré et ont crié “shame” après l’annonce des décisions par Parry, et des partisans des plaignants se sont rassemblés à l’extérieur du palais de justice avant et après l’audience.
Sara Casselman, directrice générale du Sexual Assault Support Centre of Waterloo Region, a déclaré à l’extérieur du tribunal qu’elle était choquée par l’issue. “As much as I knew the possibility, I wasn’t expecting not guilty,” a‑t‑elle dit aux journalistes.
L’avocat de Sloka, David Humphrey, a déclaré à l’extérieur du tribunal que son client souhaitait un procès équitable et était reconnaissant envers ceux qui l’avaient soutenu. Humphrey a indiqué que le juge avait accepté la position de la défense selon laquelle les examens avaient une finalité médicale.
Les procédures criminelles visant Sloka ont pris fin vendredi après les verdicts de non-culpabilité. La décision clôt un important procès à Kitchener, mais les réactions à l’extérieur du tribunal ont mis en évidence la persistance des tensions publiques autour des affaires où les allégations émergent dans un cadre médical et se jouent sur des questions de consentement, de crédibilité et de preuve hors de tout doute raisonnable.
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