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Ottawa dépose la Canadian Space Launch Act pour permettre des lancements de fusées d’origine canadienne

Le ministre des Transports Steven MacKinnon affirme que le projet de loi C-28 créerait un cadre pour autoriser et réglementer les lancements et les rentrées effectués depuis le Canada, alors que le pays cherche un “accès souverain à l’espace

Langue source : English Traduit par IA en French
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Ottawa dépose la Canadian Space Launch Act pour permettre des lancements de fusées d’origine canadienne
Emplacement
Ottawa
Ottawa, Ontario, Canada
Le ministre des Transports Steven MacKinnon a présenté le projet de loi C-28 pour permettre au Canada d’autoriser et de réglementer les lancements et les rentrées atmosphériques menés au pays, afin de réduire la dépendance aux fusées étrangères et de bâtir un secteur commercial des lancements.
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Le ministre des Transports Steven MacKinnon a présenté le projet de loi C-28 pour permettre au Canada d’autoriser et de réglementer les lancements spatiaux et les rentrées atmosphériques réalisés au pays, afin de réduire la dépendance aux fusées étrangères et de bâtir un secteur commercial des lancements. Le Canada a entrepris d’ouvrir la voie à des décollages de fusées depuis son propre sol lorsque, mardi, le ministre des Transports Steven MacKinnon a présenté à la Chambre des communes la Canadian Space Launch Act, le projet de loi C-28. MacKinnon a déclaré que le projet de loi donnerait au Canada un “accès souverain à l’espace” en établissant un régime réglementaire moderne pour autoriser et superviser les lancements et les rentrées effectués au pays. Il a souligné que le Canada dépend actuellement de fournisseurs étrangers — le plus souvent des États‑Unis — pour envoyer des satellites civils et militaires en orbite, et a affirmé que le Canada est le seul pays du G7 à ne pas disposer de sa propre capacité de lancement. La proposition fait suite à la mission Artemis II dirigée par la NASA en avril, à laquelle a participé l’astronaute canadien Jeremy Hansen et qui a effectué un survol lunaire. “Le Canada a atteint la Lune mais n’a toujours pas son propre accès souverain à l’espace”, a déclaré MacKinnon. Si elle est adoptée, la loi définirait des règles d’autorisation, des exigences de sûreté et de sécurité, ainsi qu’un cadre de responsabilité financière et d’indemnisation pour les activités de lancement menées au Canada. MacKinnon a soutenu que réduire la dépendance aux fusées étrangères pourrait attirer des investissements, réduire les délais et maintenir le contrôle d’infrastructures essentielles entre les mains des Canadiens. Il a également évoqué des avantages potentiels pour la prévision des feux de forêt, la protection marine, ainsi que la sécurité nationale et arctique grâce à des services satellitaires plus réactifs. Il a indiqué que l’occasion commerciale pourrait valoir jusqu’à 40 milliards de dollars. Certains travaux préparatoires sont déjà en cours. L’entreprise Maritime Launch Services, basée à Halifax, construit un spatioport commercial près de Canso, en Nouvelle‑Écosse, dans le cadre d’un effort des entreprises nationales pour déployer au pays des solutions de lancement fabriquées au Canada. MacKinnon a prévenu que les décollages ne sont pas imminents, estimant qu’il faudra deux à trois ans avant que des fusées puissent être lancées depuis le territoire canadien. Il a indiqué que la priorité à court terme concerne les satellites et s’est gardé de prévoir quand, ou si, le cadre pourrait s’étendre aux vols habités, ajoutant que l’Agence spatiale canadienne continuera de s’associer à la NASA. Des voix de l’industrie estiment que ce changement se fait attendre. Rahul Goel, chef de la direction de l’entreprise aérospatiale canadienne NordSpace, a déclaré à CBC que le Canada n’a jamais eu les moyens de mettre ses propres charges utiles en orbite et qu’il dépend d’entreprises comme SpaceX. “Au bout du compte, si nous lançons des missions de sécurité nationale sur des fusées étrangères, ce sont en réalité des nations étrangères qui prennent des décisions de sécurité nationale en notre nom”, a-t-il dit. Le gouvernement n’a pas précisé de calendrier de lancement au‑delà de l’estimation de MacKinnon. Le projet de loi doit être adopté par le Parlement avant l’entrée en vigueur de tout nouveau régime.

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