Les hospitalisations pour maladies respiratoires augmentent fortement au Canada alors que les taux de vaccination diminuent
Alerte de santé publique

Les hospitalisations pour maladies respiratoires augmentent fortement au Canada alors que les taux de vaccination diminuent

De nouvelles données montrent que la COVID-19, la grippe et le VRS alimentent une forte hausse des hospitalisations évitables

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Au Canada, les hospitalisations dues à des maladies respiratoires évitables par la vaccination ont plus que doublé par rapport aux niveaux d’avant la pandémie, selon de nouvelles données, suscitant l’inquiétude des experts alors que les taux de vaccination continuent de baisser.

Des années après le début de la pandémie de COVID-19, son impact sur le système de santé canadien demeure important. De nouveaux chiffres de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) révèlent qu’en 2024, les hospitalisations pour des maladies respiratoires évitables par la vaccination ont atteint 142 pour 100,000 personnes — contre environ 66 pour 100,000 en 2019.

Au total, près de 60,000 Canadiens ont été hospitalisés pour des maladies telles que la COVID-19, la grippe et le virus respiratoire syncytial (VRS). Ensemble, la grippe et le VRS ont représenté plus de la moitié de ces admissions, tandis que la COVID-19 à elle seule a été responsable de plus de 40 %.

Des experts en santé indiquent que ces chiffres mettent en évidence une charge croissante pour les hôpitaux, particulièrement à mesure que l’adhésion à la vaccination diminue. Seuls 26 % des adultes canadiens ont reçu un vaccin contre la COVID-19 en 2024, tandis que les taux de vaccination contre la grippe chez les aînés se situaient à seulement 63 %.

Les personnes âgées et les jeunes enfants demeurent les plus vulnérables. Près de la moitié de toutes les hospitalisations concernaient des personnes de 75 ans et plus, tandis qu’un cas sur cinq concernait des nourrissons ou de jeunes enfants — des groupes qui comptent fortement sur les programmes d’immunisation pour leur protection.

Les chercheurs invoquent la « fatigue vaccinale », une diminution du risque perçu et des obstacles logistiques comme principales raisons de la baisse de l’adhésion. De nombreuses personnes admissibles tardent simplement à recevoir, ou oublient de recevoir, des doses de rappel, malgré leur capacité éprouvée à réduire les formes graves et les hospitalisations.

Les conséquences vont au-delà de la santé individuelle. Les hospitalisations liées à la COVID-19 sont particulièrement coûteuses, s’élevant en moyenne à près de $29,000 par patient et nécessitant souvent des séjours de plus de trois semaines — ce qui accroît la pression sur des systèmes de santé déjà mis à rude épreuve.

Si l’amélioration des tests et du dépistage peut en partie expliquer la hausse des cas signalés, les experts s’accordent à dire que la tendance reflète un défi réel et continu. Ils soulignent qu’augmenter les taux de vaccination demeure l’un des moyens les plus efficaces de réduire les issues graves et de diminuer la pression sur les hôpitaux.

Alors que les virus respiratoires continuent de circuler, les responsables de la santé publique préviennent que le risque n’a pas disparu — pas plus que le besoin de prévention.

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