Pour l’Iran

Pour l’Iran

Par @alexm
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S’opposer à une attaque étrangère, s’opposer à la mort de nos amis, de nos proches et de nos concitoyens sous les bombardements de l’ennemi, s’opposer à l’ingérence militaire étrangère, et crier à la face de l’ennemi extérieur; à toutes les époques de l’histoire, cela a été, est et sera une page éclatante de la réaction des peuples.
*Défendre la cause nationale la tête haute* Si nous voyons plus précisément l’image réelle de la guerre actuelle, nous comprendrons peut‑être combien le temps est une ressource précieuse et pourquoi la lenteur de la réaction peut être dévastatrice pour les Iraniens. Le texte ci‑dessous vise à apporter une réponse compréhensible à une question en apparence complexe: *Concrètement, que pouvons‑nous faire pour l’Iran ?* Oubliez la République islamique. Ce qui demeure, c’est une image classique qui, dans l’histoire du territoire correspondant à l’Iran actuel, s’est répétée à de nombreuses reprises au cours des trois derniers millénaires et a, chaque fois, entraîné de lourdes conséquences pour la population et les générations suivantes: *une guerre contre une force étrangère.* La différence, c’est que, dans cette guerre, l’Iran, dans le relatif silence de la communauté internationale, se défend contre une attaque tous azimuts; une attaque de l’empire établi des États‑Unis, une superpuissance militaire, et de sa branche moyen‑orientale, Israël. À en juger par l’histoire, la poursuite de telles guerres conduit à la destruction des ressources, au massacre de la population, à la guerre civile et à la séparation ou au démembrement territorial. Des événements dont les conséquences frapperont chacun de nous, Iraniens, pendant des générations, et priveront les peuples de la plus grande richesse de toute nation, à savoir la terre à laquelle ils sont liés. À la lumière de l’histoire et selon la raison, dans ce contexte, aucune force étrangère et aucune marionnette étrangère n’est venue, ni ne viendra, défendre les intérêts du peuple iranien. Il est donc du devoir de tout Iranien qui croit en ce pacte territorial d’identifier les forces qui alimentent la guerre actuelle, afin d’avoir une image réelle des événements; une image qui ne soit pas déformée par les batailles de l’information et qui ne détourne pas les esprits du chemin à suivre. Il suffit de se laisser berner par les tours des acteurs de la guerre médiatique pour que, soudain, le prestidigitateur tire de son chapeau la sécession et la guerre civile. Imaginez: vous qui, pendant des années, vous indigniez quand on n’employait pas correctement le nom de golfe Persique, vous vous réveillez avec des nouvelles de l’occupation de Sanandaj, de la perte de Qeshm et d’Abu Musa, et du passage des soldats de la République d’Azerbaïdjan et de la Turquie de l’Araxe (Aras) vers Jolfa. Si le mot galvaudé « peuple » a un sens précis quelque part, c’est bien celui de l’ensemble des personnes fidèles à un pacte territorial nommé Iran, qui restent de ce côté‑ci et préservent cette terre. Quiconque ne demeure pas dans ce cercle peut être de la même langue, mais n’est pas compatriote. Peu importe avec quel diplôme ou quel titre, dans quelle administration ou sur quel réseau, derrière quel compte ou quelle chaîne il est actif et combien d’abonnés il a; il est sorti du cercle de ce pacte territorial et ses données et propos, bien qu’en persan, ne vont pas dans le sens des intérêts du peuple iranien. De tels individus ne parlent que pour brouiller chez les Iraniens l’élan naturel de survie territoriale et dans l’espoir de les voir déposer le bouclier. Regardez autour de vous. Ceux qui, depuis des années, tirent leurs informations et analyses d’Iran International, de Manoto et de la BBC ressemblent ces jours‑ci à des êtres médusés; des zombies qui n’écoutent plus et qui, comme des perroquets, au moment même où des Iraniens meurent sous les bombes, répètent le récit de l’ennemi. L’image est claire. L’ennemi extérieur a de nouveau attaqué l’Iran et veut le laisser sans bouclier et sans défense, et la population immobile, silencieuse ou de son côté. L’image est claire. De Khordad 1404 à Esfand 1404, il restait un long chemin qui, avec les événements du mois de Dey, a été parcouru en deux jours et deux nuits. La fabrication de chiffres astronomiques à la suite d’événements suspects, et la réaction brutale de la République islamique, sont en train d’anesthésier l’opinion publique face au nombre de morts. Parallèlement, une campagne dite de la diaspora iranienne s’emploie à fabriquer une image apprêtée et unilatérale de l’opinion publique iranienne et à organiser une demande « populaire » d’attaque militaire contre l’Iran. Désormais, chacun sait d’où a été donné l’ordre du brusque virage du courant pro‑Pahlavi vers la violence verbale et la répression des opinions divergentes. Pour justifier la pression politique, poursuivre l’attaque militaire contre l’Iran et exiger la capitulation totale du pays, l’ennemi avait besoin d’une image des Iraniens selon laquelle 90 millions de personnes réclameraient le bombardement de l’Iran. Lorsqu’aucune autre voix que « Bombarder l’Iran » ne se fait entendre, l’opinion de ceux qui restent silencieux importe peu. Les États‑Unis et Israël avanceront aussi loin qu’ils le pourront. Vous et moi n’avons aucun rôle dans la dimension militaire de cette confrontation. Mais briser ce silence et faire entendre le grondement de tous les Iraniens pour l’Iran peut, en quelques jours, mettre en pièces l’amas d’images fabriquées d’un « désir des Iraniens d’être bombardés ». *Ne vous taisez pas. N’ayez pas honte. N’ayez pas peur.* S’opposer à une attaque étrangère, s’opposer à la mort de nos amis, de nos proches et de nos concitoyens sous les bombes de l’ennemi, s’opposer à une intervention militaire étrangère, et crier au visage de l’ennemi extérieur; à toute époque de l’histoire, cela a été, est et sera une page éclatante de la réaction des peuples. Si nous ne sommes pas dignes d’avoir l’Iran, ils emporteront l’Iran. *Pour l’Iran.*

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