Changement de politique

Le Japon lève l’interdiction d’exporter des armes létales, mettant fin à des décennies de restrictions d’après-guerre

Le cabinet Takaichi autorise la vente d’avions de chasse, de missiles et de navires de guerre à des nations partenaires sélectionnées, avec des autorisations et des restrictions en temps de guerre toujours en place

Langue source : English Traduit par IA en French
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Le Japon lève l’interdiction d’exporter des armes létales, mettant fin à des décennies de restrictions d’après-guerre
Emplacement
Tokyo
Tokyo, Japan
Le cabinet japonais a mis fin à l’interdiction d’exporter des armes létales, ouvrant la voie à la vente d’avions de chasse, de missiles et de navires de guerre à des pays partenaires sous de nouveaux contrôles — un changement majeur de sa politique de défense d’après-guerre.
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Le cabinet japonais a mis fin à l’interdiction d’exporter des armes létales, ouvrant la voie à la vente d’avions de chasse, de missiles et de navires de guerre à des pays partenaires sous de nouveaux contrôles — un changement majeur de sa politique de défense d’après-guerre. Le Japon a supprimé mardi une interdiction de longue date sur l’exportation d’armes létales, un tournant dans sa posture de défense d’après-guerre qui permettra la vente d’équipements tels que des avions de chasse, des missiles et des navires de guerre à des nations partenaires sélectionnées. La Première ministre Sanae Takaichi a annoncé la mesure dans un message sur X, la présentant comme une réponse à un environnement de sécurité plus dur. « Avec cet amendement, les transferts de tous les équipements de défense deviendront en principe possibles », a-t-elle déclaré, ajoutant que les destinataires doivent s’engager à utiliser le matériel conformément à la Charte des Nations unies, selon le compte rendu d’Al Jazeera de sa déclaration. La nouvelle directive, approuvée par le cabinet de Takaichi, lève les derniers obstacles aux exportations d’armement du Japon à l’ère d’après-guerre et vise à approfondir la coopération avec les partenaires de défense et à renforcer la base industrielle du pays, selon NPR. Le secrétaire en chef du Cabinet, Minoru Kihara, a déclaré que la politique aiderait à « garantir la sécurité du Japon et à contribuer davantage à la paix et à la stabilité dans la région et dans la société internationale », alors que le gouvernement promeut « stratégiquement » les transferts. Dans un premier temps, les exportations seront limitées à 17 pays ayant des accords officiels avec Tokyo sur le transfert d’équipements et de technologies de défense, chaque vente nécessitant l’approbation du Conseil de sécurité nationale et un suivi après la vente, selon NPR. En principe, le Japon n’exportera toujours pas d’armes létales vers des pays en guerre ; le journal Asahi a rapporté que des exceptions au cas par cas pourraient être envisagées dans des « circonstances particulières » liées aux besoins de sécurité nationale du Japon, a noté Al Jazeera. Jusqu’à présent, les règles du Japon — fondées sur des principes établis en 1967 et mis en œuvre en 1976 — limitaient largement les exportations au matériel non létal et à cinq fonctions approuvées telles que le sauvetage, le transport, l’alerte, la surveillance et le dragage de mines. Des mesures limitées ces dernières années ont commencé à assouplir ces contraintes, notamment une révision en 2023 permettant la vente de certains composants sous licence aux donneurs de licence d’origine et ouvrant la voie à une coopération sur un chasseur de nouvelle génération avec le Royaume-Uni et l’Italie, selon NPR. Parmi les pays considérés comme acheteurs potentiels figurent l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines et l’Indonésie, selon des médias et des responsables japonais cités à la fois par Al Jazeera et NPR. Tokyo et Canberra ont formalisé la semaine dernière un accord prévoyant que le Japon livrera les trois premières des 11 frégates destinées à la marine australienne et que les deux pays en construiront huit autres conjointement. Les médias ont fait état d’évaluations divergentes du paquet — d’environ 6.5 milliards de dollars (NPR) à 7 milliards de dollars (Al Jazeera). La politique a suscité à l’étranger des réactions très partagées. La Chine a critiqué l’orientation de Tokyo et promis de s’opposer à ce qu’elle appelle la militarisation du Japon, a rapporté Al Jazeera. Les partenaires de défense du Japon, dont l’Australie, ont globalement salué cette ouverture comme un moyen d’intégrer les chaînes d’approvisionnement et d’accélérer la coopération, selon NPR. Au Japon, les critiques soutiennent que le changement viole la constitution pacifiste et risque d’exacerber les tensions régionales. Les partisans estiment qu’un alignement plus étroit avec les partenaires et la relance de la base industrielle de défense sont nécessaires à mesure que les menaces de la Chine, de la Corée du Nord et de la Russie s’intensifient. L’annonce est intervenue le même jour où Takaichi a envoyé une offrande rituelle au sanctuaire Yasukuni de Tokyo, un lieu qui honore les morts de guerre japonais et constitue un point de friction récurrent avec la Chine et la Corée du Sud, a rapporté Al Jazeera. La suite dépendra de la rapidité avec laquelle Tokyo approuvera ses premières ventes majeures au titre de la nouvelle directive — et de l’éventuelle inscription de pays partenaires supplémentaires sur la liste approuvée.

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