Le président Donald Trump a déclaré qu’il « “remember” » des entreprises qui renoncent aux remboursements des droits IEEPA désormais illégaux, après que U.S. Customs and Border Protection a ouvert un portail permettant de réclamer plus de 160 milliards de dollars — une mesure qui pourrait aider sensiblement les grands détaillants.
Le président Donald Trump a déclaré mardi qu’il « “remember” » les entreprises américaines qui ne demandent pas de remboursements pour des droits qu’il avait imposés en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act, un régime que la Cour suprême a ensuite annulé.
Ses commentaires interviennent un jour après que U.S. Customs and Border Protection a ouvert un portail pour que les importateurs puissent demander plus de 160 milliards de dollars en remboursements potentiels liés à ces droits dits IEEPA, selon CNBC. Dans une interview sur CNBC’s Squawk Box, Trump a qualifié de « “brilliant” » le fait que des entreprises choisissent de ne pas déposer de demandes et a ajouté : “If they don’t do that, I’ll remember them.”
Trump a aussi critiqué la décision 6‑3 de la Cour suprême annulant les droits et, selon ses propos, le fait qu’elle n’ait pas inclus une mesure permettant au gouvernement de garder l’argent déjà perçu. “I’m not happy with the Supreme Court,” a‑t‑il déclaré.
CNBC a rapporté que certaines grandes entreprises, dont Apple et Amazon, n’avaient pas encore déposé de demandes de remboursement mardi. L’ampleur des paiements potentiels est importante pour les détaillants qui ont absorbé des coûts plus élevés pendant ce conflit commercial. Le directeur financier de Levi Strauss a déclaré plus tôt ce mois‑ci que la société s’attend à environ 80 millions de dollars de remboursements liés aux droits payés sur des vêtements importés. Gap a indiqué qu’elle pourrait en bénéficier mais qu’elle évalue encore si, quand et comment d’éventuels remboursements peuvent être comptabilisés, et ne les a pas intégrés à ses prévisions.
Le total précis en jeu reste fluide. Alors que CNBC estime les remboursements potentiels à plus de 160 milliards de dollars, d’autres médias ont cité un chiffre autour de 166 milliards de dollars. Ce qui est clair, c’est que ces remboursements, une fois traités, pourraient modifier de façon substantielle les prévisions annuelles pour les entreprises fortement exposées aux importations.
Reste incertain la rapidité avec laquelle U.S. Customs and Border Protection traitera les demandes et le nombre d’entreprises qui finiront par les poursuivre. De nombreuses sociétés n’ont pas intégré la décision de la Cour suprême ni d’éventuels remboursements dans leurs récentes prévisions de résultats, et les directeurs financiers ont insisté sur la nécessité d’obtenir des précisions sur le calendrier et la comptabilisation avant de mettre à jour leurs estimations.
Pour l’instant, les entreprises font face à un choix : déposer des demandes de remboursement pour des droits que la Cour a jugés illégaux ou s’abstenir — ce qui pourrait préserver une bonne volonté auprès de la Maison‑Blanche, Trump ayant laissé entendre qu’il note qui fait quoi.
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