Blocus de Gaza

Israël intercepte une flottille pour Gaza près de la Crète et retient environ 175 activistes

La Global Sumud Flotilla affirme que les forces israéliennes ont saisi des bateaux d’aide en eaux internationales ; Israël affirme avoir agi légalement pour faire respecter son blocus naval de Gaza

Langue source : English Traduit par IA en French
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Israël intercepte une flottille pour Gaza près de la Crète et retient environ 175 activistes
Emplacement
Crete
Crete, Region of Crete, Greece
Les forces israéliennes ont intercepté au moins 22 bateaux d’une flottille à destination de Gaza près de la Crète et retenu environ 175 activistes, suscitant des protestations des organisateurs et de responsables européens.
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Les forces israéliennes ont intercepté au moins 22 bateaux d’une flottille à destination de Gaza près de la Crète et retenu environ 175 activistes, suscitant des protestations des organisateurs et de responsables européens. Les forces navales israéliennes ont intercepté au moins 22 bateaux d’une flottille d’aide à destination de Gaza près de l’île grecque de Crète et retenu environ 175 activistes, ont indiqué jeudi les organisateurs de la flottille et le ministère israélien des Affaires étrangères. La Global Sumud Flotilla, partie pour contester le blocus naval de Gaza par Israël, a dénoncé l’opération comme un acte de piraterie et affirmé que ses bateaux avaient été saisis en eaux internationales à plus de 965 km (600 miles) de Gaza. Israël a déclaré que l’opération avait été pacifique, n’avait fait aucune victime et était nécessaire pour empêcher une violation d’un blocus qu’il juge légal. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que des activistes provenant de plus de 20 bateaux étaient transportés vers Israël. Les données de suivi de la flottille montraient que la plupart des 36 bateaux restants se trouvaient près de la côte sud de la Crète après les interceptions nocturnes. Le convoi comprenait 58 navires qui avaient rejoint depuis l’Espagne, la France et l’Italie au cours des deux dernières semaines. Les organisateurs ont accusé les forces israéliennes d’être montées à bord, d’avoir neutralisé des embarcations et brouillé les communications, affirmant que des civils avaient été laissés sur des bateaux endommagés à l’approche d’une tempête. Le ministère israélien des Affaires étrangères a rejeté la flottille comme un « coup de communication » et indiqué qu’une inspection initiale avait trouvé des produits semblant être des drogues et des contraceptifs. Il a aussi accusé les organisateurs de travailler avec le Hamas pour saper la prochaine phase du plan de paix pour Gaza du président Donald Trump. Le porte-parole du gouvernement grec, Pavlos Marinakis, a déclaré que les navires israéliens se trouvaient en dehors des eaux territoriales grecques au moment de l’interception et qu’il n’y avait pas eu de consultation préalable entre les autorités israéliennes et grecques. Il a précisé que les autorités grecques ne pouvaient pas intervenir en eaux internationales, sauf pour des opérations de recherche et de sauvetage, mais qu’elles étaient en état de haute alerte si nécessaire. Marinakis a également indiqué que les garde-côtes grecs avaient été informés par leur homologue israélien que 17 navires de la flottille étaient abandonnés et à la dérive en eaux internationales, tandis que les personnes qui se trouvaient à bord étaient sur des navires de guerre israéliens et en bonne santé. L’incident a suscité des critiques de responsables européens. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a condamné la saisie et appelé à la libération immédiate des Italiens qu’elle a dit être détenus illégalement ; les médias italiens ont rapporté que 24 Italiens figuraient parmi les personnes retenues. Un porte-parole des affaires étrangères de l’UE a déclaré que les autorités israéliennes devaient respecter le droit international, humanitaire et maritime. La flottille disait vouloir briser le blocus, demander un corridor humanitaire permanent vers Gaza et accroître la pression internationale sur l’application des restrictions. L’agence israélienne Cogat, qui supervise les points de passage terrestres vers Gaza, a indiqué qu’Israël facilitait l’entrée de l’aide et qu’il n’y avait pas de limite à la quantité d’aide autorisée à entrer dans le territoire. Cette confrontation intervient alors que les conditions humanitaires à Gaza restent graves. Un haut responsable de l’ONU a indiqué plus tôt cette semaine au Conseil de sécurité que les 2,1 millions d’habitants de Gaza faisaient face à des frappes israéliennes meurtrières et à des conditions très difficiles, la sécurité alimentaire demeurant un défi et les services d’eau, d’assainissement et de santé de nouveau proches de l’effondrement malgré quelques améliorations récentes de l’accès et de l’acheminement de l’aide. Israël avait également stoppé une précédente tentative de la Global Sumud Flotilla en octobre dernier, arrêtant puis expulsant plus de 470 personnes, dont l’activiste écologiste suédoise Greta Thunberg. Il n’était pas immédiatement clair quand les derniers détenus arriveraient en Israël, à quelle vitesse ils pourraient faire l’objet de procédures d’expulsion, ni ce qu’il adviendrait des autres navires de la flottille près de la Crète.

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