La Turquie accueille un sommet réunissant 150 pays et promeut des alternatives à Hormuz
Antalya Diplomacy Forum

La Turquie accueille un sommet réunissant 150 pays et promeut des alternatives à Hormuz

Le rassemblement de haut niveau à Ankara met l’accent sur la médiation autour de la guerre en Iran et l’élan du « Middle Corridor » transcaspien pour maintenir l’énergie et les marchandises en mouvement

Langue source : English Traduit par IA en French
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Antalya
Antalya, Muratpaşa, Turkey
La Turquie a réuni à Antalya des dirigeants et des envoyés de 150 pays pour traiter de la guerre en Iran et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, nombre d’entre eux soutenant le Middle Corridor transcaspien comme alternative au détroit d’Hormuz.
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ANTALYA, Turquie — La Turquie a réuni des dirigeants et des hauts responsables de 150 pays à l’Antalya Diplomacy Forum ce week‑end, utilisant le sommet pour intensifier les efforts de médiation autour de la guerre en Iran et mobiliser un soutien en faveur d’axes commerciaux et énergétiques contournant le détroit d’Hormuz.

Cette démonstration de coordination des puissances intermédiaires a souligné l’ambition d’Ankara d’élargir sa portée diplomatique alors que les perturbations des chaînes d’approvisionnement se propagent depuis le Moyen‑Orient. Des délégations du Moyen‑Orient, d’Asie centrale, d’Europe, d’Amérique du Sud et d’ailleurs ont tenu un dense cycle de discussions visant des réponses conjointes aux chocs politiques, économiques et sécuritaires.

Parmi les participants figuraient des représentants de l’Égypte, de la Syrie, du Pakistan, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan, de la Géorgie, de la Moldavie, de l’Ukraine ainsi qu’une délégation d’Iran, entre autres, au cours d’une série de rencontres bilatérales et de débats plus larges.

L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a rejoint le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif pour une réunion trilatérale sur l’évolution de la guerre en Iran, signalant l’urgence de la diplomatie régionale.

Pour situer les enjeux, Erdoğan a déclaré que les institutions internationales sont « de plus en plus incapables de répondre aux défis contemporains », ajoutant : « La diplomatie n’est plus seulement un domaine où les conflits et les intérêts sont débattus. C’est aussi une plateforme où se détermine l’avenir de l’humanité. »

Les alternatives à Hormuz au premier plan

Un autre axe central a été l’accélération d’alternatives au détroit d’Hormuz. Plusieurs pays ont soutenu que la Trans‑Caspian International Transport Route — largement connue sous le nom de « Middle Corridor » — est devenue un axe stratégique entre l’Asie et l’Europe dans un contexte de perturbations au Moyen‑Orient.

Le Middle Corridor relie la Chine et l’Asie du Sud‑Est par le rail et par la mer via le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et la Géorgie jusqu’à la Turquie, puis vers l’Europe. Kubanychbek Omuraliev, secrétaire général de l’Organisation of Turkic States, a indiqué que le corridor devient plus efficace, plus sûr, plus court et moins coûteux que les itinéraires affectés par les conflits.

Le rôle de l’Azerbaïdjan en tant que plaque tournante clé du transit a été mis en avant à la suite de sa paix avec l’Arménie. Le haut responsable azerbaïdjanais Hikmet Hajiyev a déclaré que les récents chocs subis par la logistique mondiale soulignent l’importance du corridor, notant que Baku réexamine un concept de « Four Seas » reliant les mers Caspienne, Noire, Méditerranée et Adriatique. Il a indiqué que l’Azerbaïdjan poursuit une approche inclusive qui envisage l’Arménie comme pays de transit et travaille avec des partenaires européens, les États‑Unis et l’Arménie sur des liaisons vers Nakhchivan.

Des responsables ont également mis en avant un maillon central dans le Caucase du Sud connu sous le nom de Trump Route for International Peace and Prosperity (TRIPP), décrit comme une nouvelle connexion de transit énergétique et logistique, négociée par Washington après l’accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, afin de relier l’Azerbaïdjan continental à son exclave du Nakhchivan via le sud de l’Arménie. Le vice‑ministre arménien des Affaires étrangères, Vahan Kostanyan, a indiqué que le projet entre dans sa phase de mise en œuvre avec des partenaires américains, des études de faisabilité étant en cours.

Le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze a déclaré que son pays vise à servir de pont entre l’Europe et l’Asie et de plaque tournante de transit pour la connectivité énergétique, alors que les itinéraires commerciaux traditionnels subissent de nouvelles tensions.

Dans un signal notable d’évolution des calculs régionaux, le président syrien Ahmed al‑Sharaa a déclaré que Damas souhaite positionner la Syrie comme itinéraire alternatif pour l’énergie et les marchandises, en tirant parti de son accès à la Méditerranée. Il a indiqué que la Syrie a un accord avec l’Irak pour que les exportations de pétrole irakien transitent par les ports syriens et a exprimé son intérêt à rejoindre un projet énergétique « Four Seas ». Al‑Sharaa a ajouté que la Syrie et la Turquie préparent des projets de connectivité régionale et a esquissé une coopération économique prospective avec l’Ukraine sur l’agric…

Appels à la retenue et à la réforme

Le forum a également donné lieu à un débat sur la gouvernance mondiale et le rôle des États de taille moyenne. Le président kazakh Kassym‑Jomart Tokayev a appelé les dirigeants mondiaux à faire preuve de « retenue stratégique » et a plaidé pour une réforme des Nations unies, estimant que le Conseil de sécurité est devenu un obstacle au changement et avertissant du risque de marginalisation de l’ONU dans la médiation des conflits.

Si l’élan s’est renforcé en faveur du Middle Corridor et des liaisons connexes, il reste incertain quels projets avanceront en premier et selon quels calendriers. Des responsables ont signalé de nouvelles études de faisabilité et une coordination accrue dans le Caucase du Sud et la région au sens large. Les évolutions dans et autour du détroit d’Hormuz — et tout mouvement diplomatique concernant la guerre en Iran — détermineront la rapidité avec laquelle les États pousseront de nouveaux corridors et connexions énergétiques de l’Asie centrale, via le Caucase du Sud, jusqu’à la Méditerranée.

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