Meta prévoit de supprimer environ 8 000 emplois, et Microsoft prépare des offres de départs volontaires pour des milliers d'employés aux États‑Unis alors que les dépenses en IA transforment les coûts du secteur technologique.
Meta prévoit de licencier environ 8 000 employés, soit environ 10 % de son effectif, tandis que Microsoft prépare des offres de départs volontaires pour des milliers de travailleurs aux États‑Unis, derniers signes des pressions sur les coûts chez les grandes entreprises technologiques qui investissent massivement dans l'intelligence artificielle.
Meta a confirmé que ses licenciements commenceront le 20 mai. Dans une note interne adressée aux employés, la société a déclaré que ces coupes visent à rendre l'activité plus efficace et à compenser d'autres investissements alors qu'elle approfondit son engagement dans l'IA.
Ces réductions interviennent alors que les grandes entreprises technologiques dépensent massivement dans les centres de données, les systèmes d'IA et les talents spécialisés. Meta a averti les investisseurs que ses dépenses pour 2026 devraient augmenter fortement, pour atteindre entre 162 et 169 milliards $ US, en raison des coûts d'infrastructure et de la rémunération des employés, y compris des experts en intelligence artificielle.
Bloomberg a été le premier à rapporter les suppressions d'emplois chez Meta et a indiqué que la société prévoit également de laisser environ 6 000 postes non pourvus. On ne sait pas encore où les licenciements auront lieu. Meta dispose de bureaux canadiens à Vancouver, Toronto et Montréal.
L'analyste de Wedbush Securities Dan Ives a déclaré dans une note diffusée jeudi que ces coupes s'inscrivent dans l'effort de Meta pour utiliser des outils d'IA afin d'automatiser le travail, rationaliser les opérations et réduire les coûts tout en maintenant la productivité. Il a ajouté que d'autres réductions chez Meta pourraient survenir plus tard cette année alors que la société continue de réduire ses coûts et de développer ses capacités en IA.
Meta a présenté ses ambitions à long terme en matière d'IA de façon générale. Dans un dépôt réglementaire en janvier, la société a déclaré qu'elle travaillait sur “la prochaine génération de modèles d'IA” et sur ce qu'elle appelle la superintelligence, qu'elle définit comme une IA qui dépasse l'intelligence humaine. La société a dit qu'elle investit maintenant parce qu'elle croit que la technologie pourrait inaugurer une nouvelle ère d'autonomisation individuelle.
Microsoft, de son côté, a indiqué qu'elle proposait des offres de départs volontaires à des milliers d'employés aux États‑Unis. La société prévoit de faire ces offres au début mai à environ 8 750 travailleurs, soit à peu près sept pour cent de sa main‑d'œuvre aux États‑Unis, selon deux personnes familières avec le plan qui n'étaient pas autorisées à en discuter publiquement.
CNBC a rapporté jeudi une note de Amy Coleman, directrice des ressources humaines de Microsoft, annonçant le plan de retraite volontaire. “Nous espérons que ce programme offrira aux personnes admissibles la possibilité de franchir cette prochaine étape selon leurs propres conditions, avec un généreux soutien de l'entreprise,” a écrit Coleman, selon CNBC.
Microsoft, dont le siège est à Redmond (Washington), a dépensé des milliards de dollars pour étendre un réseau mondial de centres de données qui soutiennent l'informatique en nuage, les systèmes d'IA et des produits, dont son assistant Copilot. La société s'est également engagée à un investissement de 19 milliards $ US dans l'IA au Canada.
La question immédiate pour les travailleurs est de savoir comment les suppressions et les offres de départs volontaires seront réparties. Meta a confirmé la date de début de ses licenciements, mais les équipes et les lieux touchés restent inconnus. Le programme volontaire de Microsoft devrait commencer avec les employés aux États‑Unis au début mai.
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