Responsabilité policière

Une famille de Montréal‑Nord accuse la police d'usage excessif de la force après l'utilisation de gaz poivré lors d'un anniversaire

La plainte liée à une fête dans une cour arrière survient alors que des agents de la Station 39 de l'arrondissement font l'objet d'une enquête distincte pour des actes prétendument racistes et haineux

Langue source : English Traduit par IA en French
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Une famille de Montréal‑Nord accuse la police d'usage excessif de la force après l'utilisation de gaz poivré lors d'un anniversaire
Emplacement
Montréal-Nord
Montréal-Nord, Montreal, Quebec, Canada
Une famille de Montréal‑Nord affirme que la police a fait un usage excessif de la force après qu'une plainte pour bruit à l'occasion du 74e anniversaire s'est soldée par l'utilisation de gaz poivré et un passage à l'hôpital.
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Une famille de Montréal‑Nord affirme que la police a fait un usage excessif de la force après qu'une plainte pour bruit à l'occasion du 74e anniversaire s'est soldée par l'utilisation de gaz poivré et un passage à l'hôpital.

Une famille de Montréal‑Nord a déposé une plainte auprès des instances de surveillance du Québec après qu'une fête d'anniversaire dans une cour arrière pour une grand‑mère de 74 ans ait tourné au gaz poivré, à l'appel d'une ambulance et à des allégations d'usage excessif de la force par la police.

Faetienot Estimé, le plus jeune des quatre enfants de la famille, dit que la confrontation a commencé en septembre dernier, lorsque deux policiers sont intervenus pour une plainte pour bruit au domicile familial de longue date, où trois générations s'étaient réunies pour un barbecue. Il dit que des proches ont coopéré et ont baissé la musique après l'arrivée des agents vers 21 h.

Environ une heure plus tard, plusieurs agents sont revenus et la rencontre a dégénéré, selon la famille. Estimé a dit qu'il a tenté d'intervenir lorsqu'il a vu sa mère discuter avec un agent près du côté de la maison, puis a appelé son père, âgé de 77 ans, après qu'on lui ait dit de ne pas s'en mêler.

Estimé allègue qu'un agent a pulvérisé du gaz poivré directement dans les yeux de son père. Sa mère aurait aussi été aspergée et s'est écorché le genou après avoir été poussée par un agent. “There were kids in the party, there were elders in the party. Everybody got pepper sprayed,” he told CBC News.

Son père, Joseph Raphaël Estimé, a été transporté en ambulance à un hôpital à proximité et y a passé plusieurs heures. CBC a indiqué avoir examiné des photos prises après les faits montrant des personnes aux prises avec les effets du gaz poivré, des intervenants médicaux sur les lieux et le père d'Estimé dans un lit d'hôpital.

Le dossier survient à un moment tendu pour le maintien de l'ordre dans l'arrondissement. Plus tôt en juin, près de neuf mois après la fête, la famille a reçu un constat d'infraction de 158 $ pour « making noise in a private place ». CBC a rapporté que le constat avait été émis par un agent de la Station 39, la même station de Montréal‑Nord où 16 agents font maintenant l'objet d'une enquête pour des actes prétendument racistes et haineux à l'encontre de personnes noires et arabes.

La police de Montréal a refusé de commenter les allégations de la famille, indiquant qu'elle ne souhaitait pas influencer d'éventuelles procédures judiciaires, éthiques ou disciplinaires.

Avec l'aide du Center for Research-Action on Race Relations, Estimé a déposé une plainte auprès de Quebec’s Human Rights Commission et de the Police Ethics Commissioner. La plainte allègue un usage excessif de la force, un abus de pouvoir policier et un traitement discriminatoire. Elle n'a pas encore été entendue par l'une ou l'autre des instances, et ses parents prévoient déposer leur propre plainte.

La famille croit que la race a joué un rôle dans la façon dont les agents les ont traités. Joseph Raphaël Estimé, originaire d'Haïti et installé au Canada depuis plus de 50 ans, a dit que l'épisode n'avait rien de comparable à ce qu'il avait déjà vécu. “This is not normal. It’s excessive,” he said.

Fo Niemi, directeur exécutif de CRARR, a dit à CBC que l'organisation a reçu de nombreuses plaintes de résidents de Montréal‑Nord, particulièrement de jeunes hommes noirs, concernant des allégations d'usage excessif de la force par la police. Il a ajouté que beaucoup hésitent à déposer une plainte formelle parce qu'ils n'ont pas confiance dans le système.

Les plaintes alléguant racisme et profilage à l'encontre de la police au Québec ont presque doublé l'an dernier, atteignant 493 cas, selon le rapport annuel 2024‑25 de the Police Ethics Commissioner. Six ont été portées devant le tribunal de déontologie policière, et deux ont donné lieu à une conclusion défavorable pour un agent.

La plainte des Estimé suit maintenant son cours dans les instances de surveillance pendant que se poursuit l'enquête plus large concernant la Station 39.

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