Lorsque Zlatko Dalić a pris la tête de l’équipe nationale de Croatie en octobre 2017, il l’a fait sous une condition inhabituelle : il a dit qu’il ne resterait que si l’équipe se qualifiait pour la Coupe du monde 2018. Le pari a payé. En huit mois son équipe avait atteint une finale de Coupe du monde, et depuis, Dalić est devenu la figure emblématique d’un petit pays qui brille sur les plus grandes scènes du football.
Pourquoi il compte maintenant
Alors que les discussions se tournent vers la route menant à la Coupe du monde 2026, la continuité au sommet du banc croate est en soi une histoire. Dalić est le sélectionneur de l’équipe nationale depuis 2017 ; sous sa direction, la Croatie a été vice-championne en 2018 et troisième en 2022 — deux médailles en Coupe du monde qui ont redéfini les attentes pour l’avenir du football croate. Cette période a aussi fait de Dalić le sélectionneur en poste depuis le plus longtemps de l’histoire de la Croatie et, selon l’opinion publique, son plus grand succès.
Ce qu’il a fait pour en arriver là
Le chemin de Dalić vers la reconnaissance internationale n’a pas été instantané. Après une carrière de joueur modeste dans des clubs de l’ex-Yougoslavie, il a construit son CV d’entraîneur au fil de postes en club, en Croatie et au Moyen-Orient. Des passages à Varteks, Rijeka et à l’étranger — notamment chez Dinamo Tirana, Al-Faisaly et Al-Ain — lui ont apporté des trophées et l’amélioration progressive que recherchent les entraîneurs. À Al-Ain, par exemple, Dalić a mené le club à un titre national et à la finale de la Ligue des champions de l'AFC 2016, renforçant sensiblement le classement international de l’équipe.
Ces expériences en club ont forgé une identité managériale qui s’est immédiatement manifestée avec l’équipe nationale : pragmatisme tactique, capacité à stabiliser un vestiaire sous pression et volonté de miser son avenir sur la qualification — une ouverture dramatique qui a transformé le risque en élan.
Moments clés et réputation
La Coupe du monde 2018 reste l’accomplissement signature de Dalić. La Croatie a traversé une phase à élimination directe exigeante, comprenant deux victoires consécutives aux tirs au but et un succès en prolongation contre l’Angleterre en demi-finale, pour atteindre la finale, où elle a perdu contre la France. Le retour de l’équipe à Zagreb a rassemblé environ un demi-million de personnes — une expression populaire qui a montré l’ampleur de l’écho de cette campagne.
Quatre ans plus tard, le groupe a de nouveau récompensé la confiance en Dalić lorsque la Croatie a terminé troisième à la Coupe du monde 2022. Entre ces tournois, son équipe a également atteint la finale de la Ligue des Nations en 2023 et a remporté la FIFA Series 2024, maintenant l’élan qui a transformé une campagne en une ère.
Forces, limites et style de leadership
Les archives publiques indiquent que les points forts de Dalić sont la constance et la gestion des crises. Il a stabilisé une équipe qui avait déçu par rapport à son talent, et il a à plusieurs reprises montré la capacité à obtenir des résultats en matchs à élimination directe. En même temps, son parcours comporte des défaites lourdes et des formes inégales dans certaines compétitions continentales, rappelant que même les périodes de succès comportent des moments fragiles.
Au‑delà des tactiques, les décisions de Dalić — par exemple la nomination de l’ancien international Ivica Olić comme adjoint peu après sa prise de fonction — reflètent un mélange pragmatique d’expérience et de loyauté. Cette approche a permis un engagement durable des joueurs et des supporters et a aidé à transformer des promesses éphémères en réalisations soutenues.
Le mandat de Dalić a déjà modifié le paysage du football croate : deux médailles en Coupe du monde, des distinctions nationales et une nouvelle référence d’attente. À l’approche du cycle 2026, sa continuité représente une stabilité pour une petite nation footballistique qui a appris à viser de profondes campagnes. Si cela se traduira par une nouvelle médaille dépendra du renouvellement de l’effectif, de la forme et de la variabilité bien connue des tournois — mais le bilan de Dalić fait de lui une figure centrale dans toute discussion sur les perspectives de la Croatie.
Pour l’instant, son histoire porte moins sur un miracle unique que sur la construction d’une culture capable d’atteindre à plusieurs reprises les plus hauts niveaux du sport — un accomplissement rare pour un pays de la taille de la Croatie, et la raison pour laquelle il restera au cœur de la couverture de la Coupe du monde 2026.
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