La nouvelle règle de la FIFA sur les blessures à la Coupe du monde fait l'objet d'un examen après des cas où des joueurs traités ont dû rester hors du terrain pendant une minute.
Une règle de la FIFA introduite lors de la Coupe du monde 2026 pour décourager les simulations et la perte de temps fait l'objet d'un examen précoce en raison d'une faille possible : elle peut laisser une équipe temporairement réduite, même lorsque son joueur semble avoir été blessé par un adversaire non sanctionné.
Selon un reportage de Varzesh3, la mesure est liée à un amendement à la loi 5.3 concernant l'autorité des arbitres en cas de blessure. Si le jeu est arrêté pour qu'un joueur apparemment blessé puisse être soigné, ce joueur doit rester au-delà de la ligne de touche pendant exactement une minute après la reprise du match avant de pouvoir revenir.
Le but est assez clair. Les instances du football cherchent depuis longtemps à réduire le temps mort causé par des joueurs qui restent au sol pour ralentir une rencontre. Mais la préoccupation soulevée par le reportage est que la règle ne distingue pas la simulation d'une réelle blessure causée par un contact que l'arbitre n'a pas sanctionné.
Cela crée un problème étroit mais aux conséquences réelles. Si l'arbitre manque une faute, et que l'incident n'est pas suffisamment grave pour que l'arbitre assistant vidéo (VAR) intervienne pour un éventuel carton rouge, l'équipe du joueur blessé peut subir trois conséquences à la fois : l'adversaire n'est pas puni, la VAR ne corrige pas la décision, et l'équipe qui perd le joueur doit jouer à dix pendant une minute.
Varzesh3 a cité plusieurs exemples précoces en Coupe du monde. Dans le match de la France contre le Sénégal, le reportage indique que William Saliba a marché sur le pied d'Ismaila Sarr lors d'un tacle non volontaire mais appuyé que l'arbitre Alireza Faghani n'a pas repéré. Après que le jeu a été arrêté pour que Sarr reçoive des soins, Sarr a dû rester hors du terrain pendant une minute, laissant le Sénégal diminué d'un joueur lors d'une phase d'attaque.
Le même match a fourni une autre illustration en fin de partie, lorsque le ballon a frappé Kylian Mbappé au visage. L'arbitre a stoppé le jeu pour son état, et Mbappé a également dû attendre la période d'une minute avant de revenir. Varzesh3 rapporte que le Sénégal a failli marquer alors que la France était temporairement réduite à dix.
Un troisième exemple est survenu lors du match de l'Ivory Coast contre l'Équateur, où le reportage indique que Moises Caicedo a reçu un coup violent d'un adversaire que l'arbitre français François Letexier n'a pas estimé être une faute. Caicedo a ensuite été renvoyé hors du terrain pour l'intervalle d'une minute prévu par la règle sur les blessures.
Les exceptions actuelles, telles que décrites dans le reportage, couvrent les gardiens de but, les collisions entre coéquipiers, les incidents pour lesquels l'arbitre montre un carton jaune ou rouge au joueur fautif et les décisions de penalty. Ces réserves ne traitent pas le cas d'une faute manquée qui reste en dessous du seuil d'intervention de la VAR.
Une solution possible serait de permettre à la VAR d'alerter l'arbitre sur une faute non vue afin que le joueur blessé ne soit pas obligé de sortir. Mais le reportage note le compromis : étendre cette pratique pourrait inciter des joueurs à se laisser tomber après des contacts ordinaires dans l'espoir de déclencher des vérifications, sapant l'objectif initial de la règle qui est d'accélérer le jeu.
Jusqu'à présent, les absences temporaires citées par Varzesh3 n'ont pas directement entraîné de buts. Le risque est que, dans un match à élimination directe, un déséquilibre d'une minute causé par un tacle non sifflé puisse devenir décisif.
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