L'UEFA et les ligues françaises ne prévoient pas d'adopter l'utilisation élargie des pauses pour se rafraîchir proposée par la FIFA, devenue un point de tension à la Coupe du monde 2026.
Les autorités du football européen montrent peu d'appétit pour suivre l'utilisation accrue des pauses pour se rafraîchir par la FIFA lors de la Coupe du monde 2026, une pratique qui est devenue un nouveau point de tension autour du bien‑être des joueurs, du rythme des matches et de l'argent de la télévision.
La question porte sur des arrêts en milieu de mi‑temps que la FIFA décrit comme des pauses pour que les joueurs boivent et se rafraîchissent. La Coupe du monde se déroule aux États‑Unis, au Canada et au Mexique, où certaines villes hôtes peuvent connaître des températures élevées, mais la controverse a pris de l'ampleur parce que ces pauses ont aussi été utilisées lors de matches joués par des conditions météorologiques ordinaires, rapporte Varzesh3.
Chaque pause dure environ trois minutes, laissant le temps aux joueurs de s'hydrater et offrant aux diffuseurs une fenêtre pour diffuser davantage de publicité. Avec $4.2 billion de droits télévisés versés à la FIFA, les critiques estiment que la politique risque de transformer une mesure de santé en outil commercial.
La règle en elle‑même n'est pas nouvelle. Les critiques cités dans le reportage affirment que la FIFA élargit l'application d'une disposition introduite par l'International Football Association Board en 2014 pour des conditions météorologiques d'urgence. Cela soulève une question plus large pour les compétitions européennes : le modèle de la Coupe du monde pourrait‑il se répandre au football de clubs et aux équipes nationales sur le continent ?
Selon le reportage, la position de l'UEFA est que les pauses pour se rafraîchir ne devraient être utilisées qu'en conditions spécifiques et selon des critères de température définis. Avant le coup d'envoi, un délégué de match de l'UEFA mesure les conditions, et l'arbitre peut autoriser un arrêt seulement si l'indice de chaleur dépasse le seuil requis. Dans les compétitions de l'UEFA, ces pauses peuvent durer de 90 secondes à trois minutes.
Il n'y a pas de discussion en cours au sein de l'UEFA sur l'extension de la pratique à l'ensemble des matches de clubs ou des équipes nationales européennes, et des responsables ont insisté sur le fait que l'instance ne cherche pas à créer un espace publicitaire télévisé supplémentaire.
Les ligues françaises adoptent une ligne similaire. La Ligue 1 et la Ligue 2 utilisent des pauses pour boire depuis des années lors de fortes chaleurs, mais les responsables des ligues françaises ne prévoient pas de les appliquer systématiquement à tous les matches.
«La justification de la FIFA, c'est la très haute température sur les sites de match», a déclaré une source de la ligue française à L’Equipe, selon Varzesh3.
Pour l'instant, la Coupe du monde 2026 reste le principal cas d'essai de l'approche élargie de la FIFA. L'UEFA et le football français semblent déterminés à maintenir les pauses pour se rafraîchir liées à la chaleur et à la sécurité des joueurs plutôt qu'à en faire une caractéristique routinière des diffusions de matches.
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