Les États‑Unis peuvent transformer leur bon départ en Coupe du monde en une place dans la phase à élimination directe vendredi, mais la préparation de leur match de groupe D contre l’Australie est dominée par une question non résolue : le mollet gauche de Christian Pulisic lui permettra‑t‑il de jouer à Seattle.
Le USMNT et l’Australie se retrouvent au Seattle Stadium à 19:00 GMT après avoir tous deux entamé la Coupe du monde 2026 par des victoires. Les États‑Unis ont battu le Paraguay 4-1 à Los Angeles, tandis que l’Australie a vaincu la Turkiye 2-0 grâce à une performance en contre qui a immédiatement placé les Socceroos dans la conversation pour le groupe.
La disponibilité de Pulisic reste incertaine
Pulisic s’est blessé au mollet gauche à l’entraînement avant le match contre le Paraguay mais a tout de même commencé l’ouverture. Il a aidé à créer le premier but, trouvant Weston McKennie avant que la passe de ce dernier soit transformée en but dans le filet paraguayen par Damian Bobadilla, puis a servi Folarin Balogun pour le deuxième but peu après la demi‑heure de jeu.
Avec les États‑Unis menant 3-0 à la mi‑temps, Pulisic n’est pas revenu pour la seconde période et a été remplacé par Sebastian Berhalter. Jeudi, il a rejoint le regroupement de l’équipe avant l’entraînement, le mollet encore sanglé, mais n’a pas participé à la séance et est allé au gymnase avec le staff.
L’entraîneur américain Mauricio Pochettino a dit que Pulisic s’était amélioré depuis l’ouverture mais s’est abstenu de confirmer sa présence contre l’Australie. « Il évolue. Il est bien mieux que vendredi. On verra, » a‑t‑il déclaré aux journalistes. « Si nous voyons qu’il n’est pas disponible, il sera disponible pour le prochain match. »
Si Pulisic est indisponible, les États‑Unis ont plusieurs options d’ajustement. Balogun devrait rester en pointe après avoir marqué deux fois contre le Paraguay. Giovanni Reyna est entré en jeu depuis le banc et a marqué dans le temps additionnel lors de ce match, bien que sa charge de travail récente ait été limitée. Timothy Weah a aussi eu un impact en tant que remplaçant, tandis que Berhalter apporte une capacité sur coups arrêtés. Brenden Aaronson et Alejandro Zendejas sont d’autres options offensives.
Comment fonctionnent les scénarios de qualification
L’équation est inhabituellement claire pour un deuxième match de groupe : si les États‑Unis battent l’Australie, ils passeront à six points et garantiront une place dans le top‑deux du groupe D, suffisant pour entrer dans les 32es de finale.
Les Américains pourraient aussi assurer la première place du groupe avant la dernière journée. Une victoire des États‑Unis sur l’Australie, combinée soit à un match nul entre la Turkiye et le Paraguay soit à une victoire du Paraguay plus tard vendredi à Santa Clara, assurerait la première place.
Cela compte parce que la position dans le groupe influence le parcours suivant dans le tournoi élargi. Le vainqueur du groupe D doit jouer le July 1 au San Francisco Bay Area Stadium contre une équipe arrivée troisième de l’un des groupes B, E, F, I ou J. Les adversaires possibles listés dans le guide du tournoi incluent la Bosnie, l’Équateur, la Suède, la Norvège ou l’Algérie.
Le système de départage augmente aussi les enjeux. Les positions de groupe sont d’abord déterminées par les points, puis par les résultats entre équipes à égalité de points. La différence de buts n’est utilisée que lorsque des équipes à égalité se sont quittées sur un match nul entre elles.
L’Australie apporte sa propre voie
L’Australie arrive avec la même récompense immédiate possible. Une victoire des Socceroos à Seattle assurerait également une place en phase à élimination directe, et une victoire combinée soit à un nul Turkiye‑Paraguay soit à une victoire de la Turkiye scellerait la première place du groupe D.
Une des raisons pour lesquelles l’ouverture de l’Australie a attiré l’attention est Nestory Irankunda. Le joueur de 20 ans est devenu le plus jeune buteur australien en Coupe du monde avec son but contre la Turkiye et le premier Australien né à l’étranger à marquer lors du tournoi. Né dans un camp de réfugiés en Tanzanie après que ses parents eurent fui la guerre civile au Burundi, il a déménagé en Australie dès son enfance, est passé par Adelaide United puis a rejoint le Bayern Munich avant de s’engager à Watford pour obtenir du temps de jeu régulier.
Les simulations pré‑match d’Opta citées dans le guide du tournoi favorisent les États‑Unis, leur accordant 58,5 pour cent des 25 000 scénarios. L’Australie obtient 20,6 pour cent, le match nul étant évalué à 20,9 pour cent.
Ces chiffres ne tranchent pas la question clé avant le coup d’envoi. Pour les États‑Unis, les prochaines heures tournent autour du mollet de Pulisic et de la composition de Pochettino. Pour les deux équipes, l’opportunité globale est déjà en vue : une victoire à Seattle pourrait transformer un début encourageant en une progression confirmée en Coupe du monde.
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