Abdulelah Al‑Amri a inscrit son premier but pour l'Arabie saoudite lors d'un match nul contre l'Uruguay, concrétisant une remontée après des critiques au club et un rappel en sélection.
Abdulelah Al‑Amri a transformé une période difficile en club et en sélection en un moment international déterminant, en marquant le but de l'Arabie saoudite lors d'un précieux match nul contre l'Uruguay.
Le défenseur a trouvé le chemin des filets à la 41e minute après que le ballon a rebondi sur le gardien uruguayen Fernando Muslera. Al‑Amri a été le plus prompt à réagir et a conclu avec précision, offrant à l'Arabie saoudite l'avantage en première mi‑temps et apportant la réponse la plus visible jusqu'ici à des mois de pression, de critiques et de doute autour de sa place.
Le but avait une portée particulière car Al‑Amri venait tout juste de réintégrer le paysage de la sélection nationale. Il avait été laissé à l'écart d'un camp saoudien à Esfand 1404 du calendrier iranien, manquant les amicaux contre l'Égypte et la Serbie, avant que l'entraîneur grec Georgios Donis ne revoie sa situation.
Donis a évalué l'état technique et mental du défenseur et l'a inclus dans la sélection finale de l'Arabie saoudite pour la Coupe du monde en mai, correspondant à Ordibehesht et Khordad 1405. Après des matchs de préparation contre l'Équateur et le Sénégal, le coach a estimé qu'Al‑Amri était prêt à débuter.
Son retour a aussi suivi une période tumultueuse en club. Après la fin de son prêt à Al Ittihad et son retour à Al Nassr, Al‑Amri a de nouveau fait face à des tensions avec une partie des supporters du club. Cette situation remontait à avant son prêt de l'été 1403, lorsque Al Nassr avait choisi de l'éloigner temporairement de l'effectif pour alléger la pression psychologique.
Al‑Amri a reconstruit une partie de sa réputation à Al Ittihad, où il a apporté sa contribution lors d'une saison qui s'est terminée par des succès en championnat et en Coupe du Roi. Mais son retour à Al Nassr l'a remis sous le feu des critiques.
Jorge Jesus, l'entraîneur portugais d'Al Nassr, a joué un rôle important durant cette phase. Après un match tendu contre Al Riyadh, il a publiquement défendu Al‑Amri, soulignant qu'une insulte adressée à un joueur était une insulte à toute l'équipe. Jesus a maintenu le défenseur dans le groupe, a travaillé avec lui sur son développement technique et disciplinaire et lui a offert la plateforme pour retrouver sa forme.
Avec le temps, Al‑Amri a retrouvé confiance et s'est réaffirmé à Al Nassr. Ses prestations défensives plus solides et sa capacité à participer aux offensives ont fait évoluer la perception à son égard, transformant une partie de l'hostilité qu'il subissait en soutien renouvelé.
Face à l'Uruguay, il a rendu cette confiance sur les deux phases du jeu. Outre une prestation défensive solide contre l'une des principales équipes d'Amérique du Sud, son but a aidé l'Arabie saoudite à obtenir un match nul portant une signification importante dans un groupe difficile.
Varzesh3 a rapporté que ce but était le premier d'Al‑Amri pour l'Arabie saoudite et faisait de lui le premier défenseur saoudien à marquer dans l'histoire de la Coupe du monde du pays — un revirement net pour un joueur qui abordait le cycle du tournoi en se battant simplement pour regagner la confiance.
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