Police d’Ottawa

Une enquête tardive sur les allégations d’inconduite d’un sergent d’Ottawa soulève de nouvelles questions

Selon CBC, des allégations impliquant d’anciens étudiants de La Cité sont apparues des années avant la suspension de Robert “Bobby” Cleroux; il est décédé en mars sans avoir été inculpé

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Une enquête tardive sur les allégations d’inconduite d’un sergent d’Ottawa soulève de nouvelles questions
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Ottawa
Ottawa, Ontario, Canada
Une enquête pour inconduite visant la police d’Ottawa, close après le décès du sergent Robert Cleroux, suscite des interrogations sur ce que le service savait et à quel moment.
La Cité Police provinciale de l'Ontario Police d'Ottawa Dérives policières Allégations d'inconduite sexuelle

Une enquête visant un sergent de la police d’Ottawa, accusé d’inconduite sexuelle par d’anciens étudiants d’un collège, a pris fin lorsqu’il est décédé en mars, laissant en suspens la question de savoir pourquoi une enquête criminelle formelle n’a débuté que des années après l’apparition initiale des allégations.

CBC News a rapporté que Robert “Bobby” Cleroux, sergent d’état-major par intérim au district sud du Service de police d’Ottawa, a été suspendu avec solde en janvier et a d’abord fait l’objet d’une enquête de la police d’Ottawa, puis de la Police provinciale de l’Ontario pour ce que la police d’Ottawa a qualifié « inconduite hors service ». Cleroux n’avait pas été inculpé. L’enquête a pris fin après son décès, survenu le 6 mars.

Pourquoi le calendrier est scruté

Les allégations concernaient deux anciens étudiants du programme de techniques policières du Collège La Cité. Ils ont dit à CBC que Cleroux les avait harcelés et agressés sexuellement alors qu’il supervisait leurs simulations de travail policier à la fin de 2021.

Selon des sources citées par CBC, la récente enquête n’a pas été déclenchée par les signalements initiaux au collège, mais par un avertissement publié en 2023 sur les réseaux sociaux au sujet de Cleroux par l’une des étudiantes qu’il avait supervisées. La publication a été portée à l’attention de la direction de la police d’Ottawa il y a cinq mois, a rapporté CBC, alors que la rumeur se répandait au sein du corps policier que Cleroux était sur le point d’être promu.

L’ancienne étudiante, identifiée par CBC uniquement comme « L », a déclaré avoir publié cet avertissement anonyme en mai 2023 sur une page Facebook utilisée par des femmes de la région d’Ottawa, puis l’avoir retiré après qu’une capture d’écran a commencé à circuler parmi des agents. Elle a ensuite dit à CBC que Cleroux l’avait appelée en détresse le 11 novembre 2025, affirmant qu’un collègue avait transmis la capture d’écran à la direction de la police parce que ce collègue était jaloux de sa promotion attendue. CBC a indiqué ne pas avoir pu vérifier de manière indépendante quel ou quels agents s’étaient manifestés, ce qu’ils avaient fourni ou leurs motivations.

« L’agression sexuelle ne devrait pas être utilisée comme chantage pour obtenir un poste », a déclaré L à CBC, ajoutant que les allégations auraient dû être traitées lorsque des agents ont vu la publication pour la première fois, et non lorsqu’elle est devenue utile à quelqu’un d’autre. La police d’Ottawa a indiqué qu’elle ne répondrait pas aux suppositions ou aux spéculations concernant les motivations de quiconque a signalé le comportement de Cleroux.

Signalements antérieurs au collège

L a dit à CBC qu’au début de 2022, elle avait demandé à un enseignant de confiance d’être retirée de la supervision de Cleroux. Après avoir expliqué pourquoi, a-t-elle ajouté, le dossier a été transmis à l’interne à La Cité. CBC a rapporté avoir vu un courriel de Dominique Germain, directeur de l’institut des services d’urgence et judiciaires du collège, organisant une rencontre avec L et une autre étudiante.

L a indiqué avoir ensuite remis au collège une clé USB contenant environ 75 captures d’écran de messages entre elle et Cleroux. Le protocole de La Cité en matière de violence sexuelle à l’époque indiquait que les survivantes et survivants avaient le droit de décider de signaler ou non les incidents à la police, bien que le collège puisse signaler sans consentement dans certaines circonstances, notamment lorsque la sécurité d’autres membres de la communauté collégiale était menacée.

La Cité a à plusieurs reprises refusé de confirmer si Cleroux avait travaillé au collège, invoquant la politique en matière de ressources humaines et la loi ontarienne, a rapporté CBC. Le Collège Algonquin, qui offre également un programme de techniques policières, a déclaré à CBC que Cleroux n’y avait jamais travaillé ni fait de bénévolat.

Ce qui reste sans réponse

Le chef de la police d’Ottawa, Eric Stubbs, approché par CBC à l’hôtel de ville d’Ottawa en mars, a déclaré que les allégations ne seraient jamais entièrement élucidées parce que le décès de Cleroux avait mis fin à l’enquête. Il a aussi laissé entendre que certaines informations fournies à CBC étaient inexactes, sans préciser lesquelles, tout en affirmant que le service prend les allégations au sérieux.

La police d’Ottawa n’a pas répondu aux questions répétées de CBC visant à déterminer si Cleroux avait fait l’objet d’une quelconque enquête avant l’automne dernier. Le service a seulement indiqué que sa suspension de janvier était la première et a renvoyé les questions concernant l’enquête à l’OPP. L’OPP a déclaré qu’elle travaillait avec le coroner à un examen du décès de Cleroux et ne pouvait fournir de détails.

La question sans réponse porte désormais moins sur le dossier criminel, clos avec la mort de Cleroux, que sur le bilan institutionnel : ce que la police d’Ottawa et La Cité savaient au début de 2022 et après la publication sur les réseaux sociaux en 2023, et pourquoi l’affaire n’est devenue une enquête policière que lorsque la promotion de Cleroux semblait à l’horizon.

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