Crise sécuritaire au Mali

Des militants islamistes resserrent le blocus autour de la capitale malienne

Des fermetures de routes autour de Bamako ont immobilisé voyageurs et marchandises quelques jours après que le ministre malien de la Défense a été tué lors d’une vague d’attaques

Langue source : English Traduit par IA en French
0
Des militants islamistes resserrent le blocus autour de la capitale malienne
Emplacement
Bamako
Bamako, Mali
Des militants islamistes bloquent partiellement les accès à Bamako, immobilisant des voyageurs et accentuant la pression sur le gouvernement militaire du Mali après des attaques majeures.
Africa Corps Bamako GSIM Mali Sécurité au Sahel
Des militants islamistes bloquent partiellement les routes menant à Bamako, immobilisant des voyageurs et accentuant la pression sur le gouvernement militaire du Mali après des attaques majeures. Les militants islamistes ont resserré un blocus partiel autour de Bamako, bloquant des axes clés vers la capitale malienne et immobilisant des voyageurs quelques jours après que le ministre de la Défense du pays a été tué lors d’une vague d’attaques. La pression sur Bamako, un carrefour ouest-africain de plus de trois millions de personnes, marque une nette escalade de la crise sécuritaire au Mali. Des combattants de Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, connu sous le nom de JNIM, ont averti mercredi que "plus personne ne sera autorisé à entrer", selon la BBC. Des témoins ont déclaré à la BBC qu’au moins trois des six principales voies d’accès à la capitale sont fermées pendant des heures avant que les combattants ne changent de position, permettant à certains véhicules de passer lorsque les routes rouvrent brièvement. Une mère de deux enfants, bloquée après avoir rendu visite à des proches hors de la ville, a déclaré à la BBC : "Notre armée n’est pas capable de nous protéger, comment allons-nous rentrer chez nous ?" Ces dernières restrictions font suite à un blocus du carburant l’an dernier qui a provoqué des pénuries et une forte hausse des prix. Cette fois, les habitants et les voyageurs font face à des perturbations plus étendues, des véhicules étant immobilisés sur la route Bamako-Kéniéba et des centaines d’autres bloqués près de Ségou, à moins de 50 miles de la capitale. À Ségou, des bus, des camions et des voitures ont été laissés à l’arrêt sous ce que la BBC a décrit comme un blocus total. Des familles, des commerçants et d’autres passagers y sont depuis des jours et peinent à trouver de la nourriture et de l’eau, a indiqué un reporter dans la ville. Le blocus intervient après des attaques coordonnées le week-end dernier par des jihadistes et des rebelles séparatistes du nord du Front de libération de l’Azawad, ou FLA, qui cherche à renverser le gouvernement militaire du général Assimi Goïta. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans un apparent attentat-suicide au camion à sa résidence près de Bamako et a été enterré jeudi sous haute sécurité, a rapporté l’AFP. L’armée malienne combat les insurgés avec le soutien de l’Africa Corps de la Russie, une force paramilitaire issue du Wagner Group. Les combattants russes se sont retirés de la ville septentrionale de Kidal à mesure que les rebelles avançaient, et le FLA affirme désormais qu’il prévoit de marcher sur d’autres villes du nord tout en exigeant que l’Africa Corps quitte le Mali. Un porte-parole du Kremlin a déclaré jeudi que les forces russes resteraient au Mali pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme et continuer à soutenir le gouvernement. Les médias d’État ont rapporté que Goïta, après une réunion d’urgence du conseil de sécurité, avait promis des mesures sévères contre les insurgés et affirmé que les forces maliennes leur avaient infligé de lourdes pertes. Plusieurs pays, dont la France, le Canada et le Royaume-Uni, ont exhorté leurs ressortissants à quitter le Mali, tandis que les États-Unis ont conseillé aux habitants de rester chez eux. Pour ceux qui sont bloqués sur les routes à l’extérieur de Bamako, la préoccupation immédiate est plus simple : savoir si les voies d’accès à la capitale rouvriront assez longtemps pour leur permettre d’atteindre un lieu sûr.

Plus dans cette rubrique

Actualités Monde

Plus depuis ce lieu

Mots-clés associés

Articles connexes

Commentaires (0)

Veuillez vous connecter pour commenter.
Pas encore de commentaires.