Alerte de sécurité

La France demande à ses ressortissants de quitter le Mali après des attaques coordonnées

Paris a averti que la situation est « extrêmement volatile » après des explosions et des tirs signalés dans plusieurs villes, tandis que le Royaume‑Uni a aussi invité ses citoyens à partir si cela est sûr

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La France demande à ses ressortissants de quitter le Mali après des attaques coordonnées
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La France a demandé à ses ressortissants de quitter le Mali dès que possible après des attaques coordonnées, le Royaume‑Uni émettant des conseils similaires face à une situation sécuritaire volatile.
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La France a demandé à ses ressortissants de quitter le Mali dès que possible après des attaques coordonnées, le Royaume‑Uni ayant donné des conseils similaires dans un contexte sécuritaire volatile.

La France a exhorté ses citoyens à quitter le Mali « dès que possible » après des attaques coordonnées menées par des combattants séparatistes et des militants islamistes, avertissant que la situation sécuritaire dans le pays d'Afrique de l'Ouest est « extrêmement volatile ».

Les conseils de voyage français actualisés, publiés mercredi, déconseillent également tout voyage au Mali. Ils interviennent après des explosions et des tirs soutenus signalés samedi dans plusieurs régions du pays, dont la capitale, Bamako.

L'avertissement souligne la rapidité de la récente détérioration sécuritaire au Mali, où les autorités militaires combattent des groupes armés sur une vaste zone. L'aéroport international de Bamako reste ouvert, mais les voyageurs ont été invités à vérifier les retards ou annulations.

Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que les ressortissants français devraient prendre des dispositions pour partir temporairement sur des vols commerciaux encore disponibles. Jusque-là, il leur a recommandé de rester chez eux, de limiter leurs déplacements, de suivre les consignes des autorités locales et de tenir leurs proches informés.

Le Royaume‑Uni a publié des recommandations similaires, déconseillant tout voyage au Mali et demandant aux ressortissants britanniques présents dans le pays de partir immédiatement par vol commercial s'ils jugent que c'est sûr. Les autorités britanniques ont également mis en garde contre toute tentative de déplacement par voie terrestre vers les pays voisins, évoquant le danger d'attaques le long des routes nationales.

« Si vous choisissez de rester au Mali, vous le faites à vos risques et périls », a déclaré le Foreign Office britannique, ajoutant que les citoyens devraient disposer d'un plan d'urgence qui ne repose pas sur le gouvernement britannique.

Le chef militaire malien, le général Assimi Goïta, a déclaré mardi soir que la situation sécuritaire était sous contrôle. Dans ses premiers propos publics depuis les attaques, il a affirmé que l'armée avait infligé un « coup violent » aux assaillants et a indiqué que les opérations se poursuivaient.

Des combats ont été signalés durant le week‑end à Bamako ; à Kati, une importante base militaire en périphérie de la capitale ; dans les villes du nord Gao et Kidal ; et dans les villes du centre Sévaré et Mopti. Des affrontements auraient continué dimanche à Kidal et à Kati.

À Kati, le chef de la défense Sadio Camara a été tué dans un apparent attentat-suicide perpétré par des militants, tandis que des forces séparatistes ont pris le contrôle de Kidal dans le nord, selon le rapport saisi. Un porte‑parole du Front de libération d'Azawad, séparatiste touareg, a déclaré mercredi que les rebelles visaient à prendre plusieurs autres villes du nord, dont Gao, Tombouctou et Ménaka.

L'ambassade des États‑Unis au Mali a indiqué qu'elle suivait la situation de près et a exhorté les Américains à se mettre à l'abri, à rester vigilants et à éviter les zones où des opérations de sécurité pourraient être en cours.

Le Mali est dirigé par une junte militaire menée par Goïta depuis qu'il a pris le pouvoir lors d'un coup d'État en 2020, en promettant de rétablir la sécurité. Mais des groupes armés continuent d'opérer à travers le pays, et de grandes parties du nord et de l'est du Mali restent hors du contrôle du gouvernement.

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