L'armée iranienne a annoncé avoir interrompu ses opérations après un vif échange avec Israël, mettant à l'épreuve une trêve fragile au 101e jour de la guerre.
L'armée iranienne a déclaré lundi avoir interrompu ses opérations après un vif échange de tirs avec Israël, un développement survenu après l'appel public du président Trump demandant aux deux camps de “immediately stop ‘shooting’” et de se diriger vers un cessez‑le‑feu.
L'annonce marquait une pause possible dans l'escalade la plus grave depuis des semaines dans une guerre déjà placée sous une trêve fragile. Mais la situation restait instable : l'Iran a averti qu'il pourrait riposter plus vigoureusement si ce qu'il qualifiait d'agression et de provocations se poursuivait, y compris dans le sud du Liban, tandis que les médias israéliens rapportaient qu'Israël avait suspendu ses attaques contre l'Iran mais poursuivrait ses opérations contre le Hezbollah dans le sud du Liban.
La dernière escalade a commencé dimanche lorsque Israël a frappé les banlieues sud de Beyrouth, affirmant viser le Hezbollah soutenu par l'Iran. Les frappes ont eu lieu malgré l'opposition de Washington, selon le direct de CBS News. L'Iran a ensuite lancé des drones et des missiles sur Israël, et Israël a riposté par ses propres frappes alors que les échanges se poursuivaient lundi.
Dans un post sur Truth Social, Trump a dit qu'Israël et l'Iran cherchaient un “immediate CEASEFIRE” et que des négociations finales sur la paix étaient en cours. Il a dit qu'un blocus resterait “in full force and effect” jusqu'à ce qu'un accord final soit conclu.
Le commandement militaire central de l'Iran, Khatam Al-Anbia, a déclaré avoir infligé ce qu'il a qualifié de “painful response” aux frappes israéliennes au Liban avant d'annoncer une suspension. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a écrit plus tard sur X que Téhéran avait “neither abandoned the field nor the negotiating table,” présentant l'action militaire et la diplomatie comme des volets parallèles de la politique nationale.
La pause est intervenue alors que la pression diplomatique montait. Le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le gouvernement tente de jouer les médiateurs entre l'Iran et les États-Unis, a déclaré qu'une solution diplomatique était “just about to be achieved” et a exhorté toutes les parties à “give peace a little more chance.”
Le conflit montrait aussi des signes de propagation au-delà de l'échange direct entre Israël et l'Iran. Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré qu'ils interdisaient aux navires israéliens l'accès aux principales voies maritimes de la mer Rouge et ont annoncé une attaque de missile contre Israël. La cheffe de la politique étrangère de l'Union européenne, Kaja Kallas, a déclaré que le bloc prévoyait de nouvelles sanctions contre l'Iran en raison des restrictions sur le trafic maritime, y compris l'activité dans le détroit d'Hormuz.
L'épreuve immédiate est de savoir si la suspension annoncée lundi tiendra, si Israël limitera sa riposte aux cibles du Hezbollah au Liban, et si les pourparlers diplomatiques que Trump et des médiateurs régionaux ont évoqués pourront transformer cette pause en un cessez‑le‑feu plus durable.
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