Un haut commandant iranien a estimé qu'une reprise des hostilités avec les États‑Unis paraissait inévitable alors que les pourparlers butaient et que les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivaient.
Un haut commandant militaire iranien a déclaré mardi qu'un retour aux hostilités avec les États‑Unis semblait « inévitable », renforçant les doutes sur un éventuel accord américano‑iranien à un moment où les tensions régionales s'élargissent.
Mohammad Jafar Asadi, adjoint du commandement militaire central iranien, Khatam al‑Anbiya, a dit que l'Iran n'accepterait pas ce qu'il a décrit comme les demandes de reddition des États‑Unis. « The United States demands our total surrender, and the Iranian nation will never surrender, » a déclaré Asadi, selon des commentaires rapportés par les médias d'État iraniens. « Without surrender, war is inevitable. »
L'avertissement est intervenu alors que des responsables iraniens examinaient encore le dernier projet d'un possible accord avec Washington. L'agence semi‑officielle Mehr News Agency a rapporté mardi, citant une source proche des pourparlers, que Téhéran n'avait pas encore envoyé de réponse. Un autre organe iranien, Tasnim, lié de près à the Islamic Revolutionary Guard Corps, a rapporté lundi que l'Iran avait suspendu les négociations indirectes avec les États‑Unis.
Le président Trump a dit lundi que les négociations « se poursuivent, à un rythme rapide », mais les signaux contradictoires en provenance de Téhéran ont souligné l'incertitude qui pèse sur la voie diplomatique. Les pourparlers ont porté en partie sur le programme nucléaire iranien, y compris le sort de son stock d'uranium hautement enrichi.
Rafael Grossi, head of the International Atomic Energy Agency, a déclaré à Al Jazeera que le transfert hors du pays de l'uranium hautement enrichi de l'Iran serait « difficult but not impossible ». Il a indiqué que des options telles que le downblending du matériau étaient également à l'étude, tout en précisant que l'IAEA n'était pas directement impliquée dans les négociations entre les États‑Unis et l'Iran.
L'incertitude diplomatique se déroule parallèlement à la poursuite des combats entre Israël et le Hezbollah. Trump a déclaré lundi que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait « turned his Troops around » après que Trump lui ait demandé de ne pas mener un raid majeur sur Beyrouth, et a affirmé que tant Israël que le Hezbollah avaient accepté de cesser les tirs.
Mais les combats ne se sont pas arrêtés du jour au lendemain. Le Hezbollah a revendiqué des attaques contre des objectifs israéliens, et la state‑run National News Agency du Liban a rapporté des frappes israéliennes dans plusieurs zones du sud. L'agence de défense civile du Liban a indiqué mardi qu'une frappe israélienne sur Marwaniyeh, près de Sidon, avait tué six personnes et en avait blessé trois.
Le vice‑ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi s'est emparé du compte rendu de Trump sur l'appel à Netanyahu pour accuser Washington d'avoir un rôle direct dans la conduite d'Israël. Israël et le Liban devaient tenir une nouvelle série de pourparlers parrainés par les États‑Unis à Washington, mais les affrontements persistants ont rapidement remis en question la possibilité qu'une pause annoncée puisse tenir.
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