Un haut responsable militaire iranien a averti qu'une reprise de la guerre avec les États‑Unis semble « inévitable », alors que la diplomatie et les efforts de cessez‑le‑feu entre Israël et le Hezbollah montrent de nouvelles tensions.
Un haut responsable militaire iranien a averti mardi qu'une reprise des combats avec les États‑Unis paraît « inévitable », un signal frappant alors que Téhéran examine un projet de proposition américain et que des combats régionaux continuent d'affaiblir les déclarations publiques de progrès du président Trump.
Le responsable a déclaré « la nation iranienne ne se rendra jamais », selon les mises à jour en direct de CBS News. L'avertissement est intervenu au milieu de récits contradictoires sur l'avancement de la diplomatie entre les États‑Unis et l'Iran : une source proche de l'équipe de négociation iranienne a dit à une agence de presse d'État que Téhéran examine toujours le dernier projet et n'a pas répondu, tandis que l'agence semi‑officielle Fars News a rapporté que les échanges indirects par l'entremise de médiateurs ont cessé il y a plusieurs jours.
Le secrétaire d'État Marco Rubio, témoignant mardi au Capitole, a déclaré que les États‑Unis et l'Iran restent en pourparlers. Il a dit aux législateurs que la levée des sanctions exigerait des concessions majeures sur le programme nucléaire iranien, y compris son stock d'uranium hautement enrichi, et a affirmé qu’un allégement n'avait pas été offert simplement en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz.
Cette incertitude diplomatique survient alors que le conflit Israël‑Hezbollah se poursuit. Trump a déclaré lundi que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait « retourné ses troupes » au Liban après un appel téléphonique entre les dirigeants et que les deux parties s'étaient accordées pour cesser les combats en attendant des pourparlers Israël‑Liban à Washington. Mais le Hezbollah et Israël ont échangé des tirs durant la nuit, et un responsable de haut rang du Hezbollah a déclaré mardi que le groupe n'accepterait pas un « cessez‑le‑feu partiel » lié au fait qu'Israël épargnerait les banlieues sud de Beyrouth.
L'Agence nationale de presse d'État du Liban a rapporté que des frappes de drones israéliens dans le sud du Liban ont tué mardi huit personnes, dont un père et deux enfants. L'armée israélienne a déclaré à The Associated Press qu'elle n'était pas au courant de frappes dans l'une des zones citées par le rapport libanais.
La pression monte aussi autour du transit maritime. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran (IRGC) a déclaré que 24 navires ont transité par le détroit d'Ormuz au cours des 24 heures précédentes après coordination avec ses forces navales, et l'IRGC a indiqué avoir ciblé lundi le cargo MSC Sariska V en représailles à une frappe américaine contre un navire iranien. MSC a affirmé que tous les membres d'équipage étaient sains et saufs et a nié que le navire était de propriété américano‑israélienne, disant que sa propriété était italienne.
Pour l'instant, le fil conducteur le plus net est l'incertitude : Téhéran n'a pas publiquement accepté le projet américain, Washington dit que la levée des sanctions dépend de concessions nucléaires, et les combats au Liban ont continué malgré les annonces d'une pause. L'épreuve suivante sera de savoir si les pourparlers à Washington et les contacts indirects entre les États‑Unis et l'Iran produisent un arrêt vérifiable des combats — ou s'ils préfigurent un retour aux hostilités.
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