Les responsables militaires iraniens avertissent que leurs forces sont prêtes à toute reprise d'une attaque américaine, accentuant la pression autour de l'arrivée du président Donald Trump à Pékin pour des entretiens avec le président chinois Xi Jinping alors que les efforts pour mettre fin à la guerre en Iran restent au point mort.
Trump a atterri en Chine mercredi soir, heure locale, après avoir déclaré aux journalistes qu'il s'attendait à une « long talk » avec Xi au sujet de la guerre. Il a également dit que les États-Unis n'« need any help » de Pékin, alors même que la Chine a encouragé le Pakistan à continuer de jouer les médiateurs entre Washington et Téhéran.
Le moment est scruté de près parce que le conflit a dépassé le seul champ de bataille. La guerre a perturbé la navigation dans le détroit d'Ormuz, fait grimper les coûts énergétiques, élargi la violence impliquant des groupes soutenus par l'Iran et soulevé de nouvelles questions sur le prix d'une campagne militaire américaine que des responsables américains estiment déjà chiffrée à des dizaines de milliards de dollars.
Téhéran affiche sa préparation alors que les pourparlers piétinent
Brig. Gen. Hassan Hassanzadeh, the Islamic Revolutionary Guard Corps commander for the Tehran region, a déclaré que cinq jours d'exercices autour de la capitale iranienne avaient montré un « high level of comprehensive readiness » pour faire face à une nouvelle attaque américaine ou israélienne. Il a dit que les exercices démontraient la capacité de répondre « at any place and at any time » avec peu de délai.
Les exercices ont inclus des forces spéciales et des commandos de l'IRGC, selon le compte rendu du texte source. Cet avertissement a suivi le rejet par Trump de la réponse de l'Iran à la dernière proposition de paix américaine et sa reconnaissance que le cessez-le-feu était « on life support ». Le président du parlement iranien a, séparément, déclaré que l'armée du pays était prête à « teach a lesson » à tout agresseur.
Les ouvertures diplomatiques semblent limitées pour l'instant. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a parlé avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères Mohammad Ishaq Dar et a exhorté le Pakistan à maintenir sa confiance et à intensifier la médiation. Un compte rendu du ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué que Pékin continuerait de soutenir les efforts du Pakistan et « would ‘make its own contribution’ » pour résoudre la crise, notamment en vue de la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le sommet avec la Chine a des enjeux plus larges
La rencontre de Trump avec Xi devrait aborder, entre autres sujets difficiles, la question de l'Iran. Le président américain a aussi dit vouloir que la Chine « open up » aux entreprises américaines, alors que la relation bilatérale demeure marquée par des différends sur le commerce, Taïwan, la technologie et la sécurité.
La méfiance entoure même la logistique du voyage. La délégation de Trump devrait s'appuyer sur des téléphones allégés, des ordinateurs portables temporaires et des systèmes de communications contrôlés pendant son séjour en Chine, des précautions que des responsables actuels et anciens ont décrites comme la norme pour des déplacements dans un environnement cyber à haut risque. L'ambassade de Chine a rejeté les allégations de surveillance abusive, affirmant que la vie privée des personnes est protégée par la loi en Chine.
Ces précautions soulignent la position compliquée qu'occupe Pékin dans la crise. La Chine achète la majeure partie du pétrole iranien sanctionné par les États-Unis, selon le texte source, et a un intérêt économique à apaiser les perturbations qui se sont propagées sur les marchés de l'énergie. Mais Trump a publiquement minimisé l'idée que la Chine soit nécessaire pour résoudre la guerre.
Les coûts dépassent l'Iran
Le contrôleur par intérim du Pentagone, Jules Hurst, a déclaré mardi aux parlementaires que la guerre en Iran avait coûté 29 milliards de dollars aux contribuables américains à ce jour. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait évalué le coût à 25 milliards de dollars le mois dernier, tandis que des responsables américains familiers des évaluations internes avaient alors suggéré que le total pourrait déjà approcher les 50 milliards de dollars.
La pression économique se manifeste aussi dans les prix. Le Bureau of Labor Statistics a indiqué que les prix de gros aux États-Unis ont augmenté de 6 % sur les 12 mois se terminant en avril, la plus forte hausse annuelle depuis décembre 2022, l'essence représentant une grande part de cette progression. Le texte source lie cette hausse à l'augmentation des coûts énergétiques liée à la guerre et aux perturbations autour du détroit d'Ormuz, une route clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les retombées régionales s'élargissent également. Au Liban, des frappes aériennes israéliennes mercredi ont touché des véhicules, dont des voitures, sur une route principale au sud de Beyrouth, faisant 12 morts, dont deux enfants, selon le ministère libanais de la Santé. Israël a dit avoir frappé des infrastructures du Hezbollah, tandis que la mission de maintien de la paix de l'ONU au Liban a déclaré être de plus en plus préoccupée par l'activité à la fois du Hezbollah et des forces israéliennes près des positions de l'ONU.
Le prochain point de tension est de savoir si les entretiens de Trump avec Xi produiront des avancées visibles sur la médiation, la navigation par l'Ormuz ou les termes d'un cessez-le-feu. Pour l'instant, Washington dit pouvoir gérer le dossier iranien sans l'aide de Pékin, tandis que Téhéran indique que toute nouvelle attaque serait rapidement repoussée.
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