L'Arabie saoudite affronte l'Espagne à Atlanta alors que la pression tactique monte après le nul d'ouverture de l'Espagne; la condition de Lamine Yamal limite encore son temps de jeu prévu.
Le deuxième match de poule de l'Arabie saoudite contre l'Espagne à la Coupe du monde se présente autant comme un test de retenue que d'ambition, Georgios Donis étant invité à trouver un plan défensif compact capable de freiner l'une des équipes les plus fortes du tournoi.
Les équipes se retrouvent dimanche au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta pour un match du groupe H qui a des enjeux précoces de qualification. L'Espagne, classée troisième par la FIFA et championne d'Europe il y a deux ans, entre sous pression après avoir été tenue en échec par le Cap-Vert lors de son match d'ouverture. L'Arabie saoudite, 60e au classement, tente de rester suffisamment proche dans la course du groupe pour que la dernière journée compte.
Le média arabe de football Kooora, dans une analyse citée par Varzesh3, a soutenu que la meilleure voie pour l'Arabie saoudite pourrait être de s'inspirer des récentes rencontres où des équipes arabes et africaines ont gêné l'Espagne : un bloc défensif bas, des couloirs centraux encombrés et la volonté de pousser l'Espagne sur les ailes.
Cette approche, selon l'analyse, demanderait à Donis d'affiner ce que l'Arabie saoudite a montré par moments en seconde période contre l'Uruguay. Après avoir ouvert le score, l'Arabie saoudite a laissé l'Uruguay avoir davantage la possession, protégé le centre et orienté ses attaques vers des centres depuis les flancs. L'Uruguay a fini par marquer, mais la structure a tenu longtemps.
Kooora avance que l'Espagne devient moins dangereuse lorsqu'on lui refuse les espaces centraux qui alimentent son jeu de passes. Si elle est forcée à enchaîner des centres depuis les ailes, l'Espagne pourrait perdre une partie de son avantage, notamment si Mikel Oyarzabal débute en pointe. Le rapport décrit Oyarzabal comme plus utile dans le jeu de combinaison que comme une cible aérienne classique.
La complication immédiate pour l'Arabie saoudite est Lamine Yamal. L'ailier du Barça devrait retrouver la composition de départ de l'Espagne après avoir commencé le match contre le Cap-Vert sur le banc, mais Luis de la Fuente a indiqué que Yamal n'est pas entièrement prêt pour jouer un match complet et pourrait être limité à environ 45 à 60 minutes.
Kooora a présenté cela comme une ouverture potentielle pour l'Arabie saoudite, tout en avertissant que contenir Yamal reste une tâche exigeante. L'analyse a pointé le match amical récent nul de l'Égypte contre l'Espagne, lorsque l'équipe de Hossam Hassan a réduit l'influence de Yamal en plaçant Islam Issa comme premier défenseur sur son couloir et en utilisant l'arrière gauche Ahmed Fatouh comme seconde couche de pression.
Reproduire ce plan ne serait pas simple pour l'Arabie saoudite, car Salem Al-Dawsari, l'un des attaquants les plus importants de l'équipe, joue habituellement à gauche et n'est pas considéré comme particulièrement influent défensivement à ce stade de sa carrière. Une option soulevée dans l'analyse est de le laisser sur le banc et de le faire entrer après le retrait prévu de Yamal, exploitant son expérience et sa vitesse contre une défense espagnole étirée.
L'alternative serait de garder Salem dans la composition tout en déplaçant davantage d'aide défensive vers le côté gauche saoudien, potentiellement via Nasser Al-Dawsari et un travail supplémentaire de Firas Al-Buraikan. Kooora a aussi évoqué un schéma en trois défenseurs, avec un central comme Abdulilah Al-Amri qui glisserait à gauche pour créer une seconde barrière derrière le latéral.
Pour Donis, le choix est de savoir s'il faut sacrifier une partie de la menace offensive initiale au profit d'une plus grande sécurité contre le couloir large le plus dangereux de l'Espagne. Un point ne réglerait pas le parcours de l'Arabie saoudite, mais il pourrait maintenir ses espoirs de qualification en vie à l'approche de la dernière journée de poules.
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