John Edwards a démissionné de son poste de commissaire à l'information du Royaume‑Uni après une enquête indépendante portant sur des allégations concernant son comportement.
Edwards a déclaré dans un communiqué vendredi qu'il avait « exercé un mauvais jugement » à certaines occasions et qu'il avait fait des tentatives d'humour inappropriées qui ont causé offense. Il a indiqué avoir informé le gouvernement qu'il démissionnait immédiatement de ses fonctions de commissaire et de président de l'ICO.
Ce départ prive l'une des autorités de régulation les plus influentes du Royaume‑Uni de sa tête à un moment où le bureau supervise la protection des données, la loi sur la liberté d'information et l'approche nationale en plein développement sur l'intelligence artificielle.
Le gouvernement a confirmé la démission et indiqué qu'elle faisait suite à une enquête indépendante « concernant des allégations portées contre lui ». Un porte‑parole du Department for Science, Innovation and Technology a déclaré que le gouvernement attend « les normes de conduite les plus élevées de la part de tous les hauts dirigeants de la vie publique » et qu'Edwards avait reconnu que sa conduite était inférieure à ces normes.
Les arrangements juridiques en vigueur signifient que les commissaires adjoints doivent assumer les responsabilités du régulateur et garantir la continuité du leadership, a indiqué le département.
Edwards dirigeait le régulateur depuis janvier 2022. Il s'était retiré de ses fonctions en février au début de l'enquête. Dans un communiqué publié sur LinkedIn, il a dit ne pas être d'accord avec la façon dont l'enquête de l'ICO avait été menée mais a accepté que sa position était devenue intenable et qu'il ne voulait pas être une distraction pour le travail du bureau.
L'ICO a indiqué le 10 juin que son enquête avait été achevée et qu'elle avait conclu « qu'il y a matière à réponse », ajoutant qu'Edwards serait temporairement dans l'incapacité d'exercer ses responsabilités pour le reste du processus.
La démission intervient alors que l'ICO fait l'objet d'un examen plus large sur la façon dont il traite les plaintes relatives à la protection des données émanant du public. Le Good Law Project et l'Open Rights Group ont récemment engagé une action contestant le régulateur, l'accusant d'avoir écarté des milliers de plaintes publiques liées aux données.
Jim Killock, directeur exécutif de l'Open Rights Group, a déclaré que le départ d'Edwards était une occasion pour le gouvernement de nommer « un régulateur qui a des dents » et de réorienter l'approche du bureau en matière d'application de la protection des données.
L'ICO est responsable de veiller au respect des droits en matière de données et d'information au Royaume‑Uni. Ses pouvoirs incluent l'enquête sur d'éventuelles violations et la prise de mesures coercitives contre les organisations qui ne se conforment pas à la loi. Dans les cas graves, il peut infliger des amendes allant jusqu'à £17.5 million or 4% of worldwide turnover in the previous financial year, whichever is higher.
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