Immeubles vacants

Les règles de démolition de Montréal scrutées après qu’un immeuble a brûlé deux fois

La famille de Jane Lu voulait raser un immeuble endommagé par un incendie sur le boulevard Saint‑Laurent, mais la Ville exigeait un projet de remplacement avant d’autoriser la démolition

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Les règles de démolition de Montréal scrutées après qu’un immeuble a brûlé deux fois
Emplacement
Montreal
Montreal, Quebec, Canada
L’immeuble endommagé d’une famille montréalaise a brûlé une deuxième fois après le refus d’une demande de démolition, mettant en lumière les tensions autour des règles de la Ville sur les bâtiments vacants.
Permis de démolition Sécurité incendie Politique du logement Montréal Bâtiments vacants

L’immeuble endommagé d’une famille montréalaise a brûlé une deuxième fois après le refus d’une demande de démolition, mettant en lumière les tensions autour des règles de la Ville sur les bâtiments vacants.

L’immeuble endommagé par un incendie d’une famille montréalaise sur le boulevard Saint‑Laurent a brûlé une deuxième fois après que la Ville a refusé d’en autoriser la démolition sans plans pour un projet de remplacement, un cas qui relance les questions sur la façon dont Montréal gère les immeubles vacants et vulnérables.

Jane Lu a déclaré à CBC que le premier incendie, en mai 2024, a commencé au restaurant Bouillon Bilk et s’est propagé dans l’immeuble, forçant son père âgé, son frère et des locataires à l’étage supérieur à quitter leurs appartements. Les pompiers ont dû ouvrir des planchers et des plafonds pour s’assurer que le feu était éteint, et les dégâts d’eau étaient importants.

"Nous avons dû obtenir un rapport d’ingénieur qui affirmait qu’il s’agissait à peu près d’une perte de 90 %", a dit Lu. "Ils ont dû condamner l’immeuble."

La famille Lu a conclu qu’elle n’avait pas les moyens de reconstruire et a demandé un permis de démolition, espérant laisser le terrain vacant le temps de décider de la suite. Mais la Ville exigeait des plans pour un projet de remplacement, ainsi qu’une preuve de financement, avant d’approuver la démolition.

L’immeuble est resté vide. Lu a indiqué que sa famille avait barricadé portes et fenêtres et clôturé l’accès à l’arrière, mais craignait que des personnes s’introduisent et déclenchent un autre incendie. Moins d’un an après le premier brasier, a-t-elle dit, un squatteur est entré dans l’espace du restaurant et a allumé un feu au sous-sol. Plus de 100 pompiers sont intervenus, et les dégâts ont provoqué l’effondrement de l’immeuble, laissant au service d’incendie le soin de le démolir, selon Lu.

La Ville de Montréal n’a pas répondu aux questions de CBC au sujet de la propriété de Lu en particulier. Caroline Braun, membre du comité exécutif responsable de l’habitation, a indiqué que les demandes de démolition sont évaluées en fonction du projet de remplacement proposé, lequel doit présenter un intérêt public supérieur à celui du bâtiment retiré. Les propriétaires peuvent demander un permis d’urgence spécial si un bâtiment est jugé dangereux pour le public.

Braun a déclaré que l’objectif de la Ville est de protéger le patrimoine culturel et architectural de Montréal. "Nous ne voulons pas que les gens détruisent tous les bâtiments qui ont une certaine valeur simplement parce qu’il est plus coûteux de les réparer que de construire quelque chose de neuf", a-t-elle dit.

L’immeuble de Lu n’avait pas de statut patrimonial au moment des incendies, bien que CBC ait rapporté que certains architectes locaux le considéraient d’importance historique. Le problème plus large, selon les critiques, est qu’un processus rigide peut laisser des bâtiments endommagés debout pendant des mois, le temps que les propriétaires, les assureurs et les responsables municipaux répondent aux exigences.

Chris Ross, président de l’association des pompiers de Montréal, a déclaré à CBC qu’il n’est pas rare que des immeubles vacants brûlent plus d’une fois. Selon lui, les choix les plus sûrs sont de démolir un immeuble ou de le rénover conformément aux normes — pas de le laisser vide en espérant qu’un incendie ne se reproduise pas.

Lu dit comprendre que la Ville doive composer avec des propriétaires négligents, mais soutient que les autorités devraient avoir davantage de marge pour distinguer la spéculation des familles qui tentent de gérer une propriété endommagée qu’elles n’ont pas les moyens de reconstruire.

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