L'Europe a proposé un plan conjoint britannique et français pour aider à sécuriser le détroit d'Hormuz, mais Téhéran et Washington restent aux commandes alors que des gros titres sur le trafic maritime ébranlent les marchés et que le cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et l'Iran approche de son expiration.
La tentative de l'Europe d'influer sur la guerre en Iran reste largement en retrait, alors même que le détroit d'Hormuz est redevenu un point de pression pour les marchés mondiaux. Un plan conjoint britannique et français visant à sécuriser la voie navigable donnerait un rôle au continent, mais Téhéran et Washington demeurent les principaux décideurs, selon le New York Times.
Les marchés ont été ballottés par des signaux contradictoires concernant le détroit, qui transporte environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Après qu'Iran a déclaré vendredi que le passage était ouvert, les actions ont bondi ; le trafic a ensuite de nouveau fléchi et les indices ont reculé lundi, a rapporté CNBC. Le fragile cessez‑le‑feu États‑Unis‑Iran convenu le 7 avril doit expirer mardi.
Le rebond de la semaine dernière a été net : le S&P 500 a progressé de 4,5 % et le Nasdaq Composite a gagné 6,8 %, le Nasdaq enregistrant vendredi une treizième séance consécutive de hausse, sa plus longue série depuis 1992, a indiqué CNBC. Mais des analystes ont mis en garde contre le fait que les investisseurs lisent mal les gros titres sur la guerre et sous‑estiment les risques si les perturbations du trafic maritime persistent.
Matt Gertken, stratégiste en chef géopolitique chez BCA Research, a déclaré à CNBC que les marchés ne devraient pas supposer que le président Donald Trump peut orchestrer la dynamique au Moyen‑Orient aussi proprement que lors de la soi‑disant « journée de la libération » de l'an dernier. « Nous pourrions être dans une situation différente maintenant, parce que l'Iran a été attaqué, et il a un seuil de douleur plus élevé », a‑t‑il dit.
Le gestionnaire d'investissements Orbis a déclaré que la poursuite des gains boursiers dépend d'une réouverture durable d'Hormuz. Deutsche Bank a mis en garde contre une répétition à la manière de 2022, lorsque l'optimisme initial concernant une fin négociée de la guerre en Ukraine a cédé la place à une forte vente d'actions plus tard cette année‑là.
Policy makers are also signaling caution. Federal Reserve Governor Christopher Waller said Friday that risks from the Iran war and a vulnerable labor market could keep interest rates on hold until the outlook clarifies. He warned the conflict’s price shocks, following earlier tariff-driven pressures, could prove more lasting than many expect. “That may mean maintaining the policy rate at the current target range if the risks to inflation outweigh those to the labor market,” Waller said in a speech, according to CNBC.
Ce qu'il faut surveiller ensuite : si le trafic de pétroliers à travers Hormuz reprend de manière soutenue et si le cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et l'Iran est prolongé. Toute mesure de sécurité durable — y compris un rôle potentiel britannique et français — dépendrait probablement des décisions prises à Téhéran et à Washington.
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