Le vice‑président JD Vance a retardé un voyage prévu à Islamabad après que l’Iran n’a pas confirmé sa participation aux pourparlers États‑Unis–Iran, tandis que le président Trump a prolongé un cessez‑le‑feu fragile et maintenu un blocus naval.
Le voyage prévu du vice‑président JD Vance au Pakistan pour un deuxième round de pourparlers États‑Unis–Iran a été mis en attente après que Téhéran n’a pas confirmé sa présence, selon des informations relayées par CNBC d’après le New York Times et renforcées par le fait que Vance est resté à Washington pour des réunions sur la politique. Cette pause intervient alors que l’administration tente de préserver une voie diplomatique tandis qu’un cessez‑le‑feu précaire tient.
Mardi, le président Trump a déclaré que le cessez‑le‑feu avec l’Iran serait prolongé pour donner à Téhéran plus de temps pour présenter une proposition unifiée, a rapporté NPR. Il n’a pas précisé la durée et a dit que le blocus naval américain des ports iraniens se poursuivrait. Plus tôt dans la journée, Trump avait dit à CNBC qu’il pensait que les États‑Unis « allaient finir par obtenir un excellent accord » avec l’Iran, mais qu’il ne s’attendait pas à prolonger le cessez‑le‑feu.
L’incertitude s’est approfondie quant à la tenue des pourparlers à Islamabad cette semaine. L’Iran a informé le Pakistan qu’il n’enverrait pas de délégation pour la séance de mercredi, selon l’agence semi‑officielle Tasnim citée par NPR. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a qualifié le blocus américain des ports en cours « d’acte de guerre et donc d’une violation du cessez‑le‑feu ». Un haut responsable iranien a dit séparément à Reuters que l’Iran pourrait quand même participer si Washington allégeait sa campagne de pression, a rapporté CNBC.
Les marchés ont réagi au recul : les actions ont baissé et le prix du pétrole a augmenté après l’annonce que le voyage de Vance était en suspens, a rapporté CNBC, traduisant les craintes qu’une issue diplomatique à la guerre puisse s’éloigner davantage.
Parmi les priorités américaines pour les pourparlers figurent la restauration du trafic commercial à travers le détroit d’Ormuz et l’obtention de limites sur le programme nucléaire iranien, a rapporté NPR. Vance a déclaré que les discussions s’étaient effondrées lors du premier round à Islamabad parce que l’Iran refusait d’affirmer qu’il renoncerait à une arme nucléaire.
Il demeure incertain quand une équipe américaine pourrait partir pour le Pakistan. Lundi, Trump a déclaré qu’une délégation « était en route maintenant », mais une source a dit plus tard à CNBC que le groupe se préparait à voyager « bientôt ». Mardi, un responsable de la Maison‑Blanche a indiqué que Vance participerait à des réunions politiques supplémentaires, et sa voiture de cortège a été aperçue arrivant à la Maison‑Blanche, selon CNBC et CNN.
Avec la prolongation du cessez‑le‑feu mais une application contestée, les prochains signes à surveiller sont l’accord de Téhéran pour se rendre aux pourparlers d’Islamabad, toute précision de Washington sur la durée de la pause, et des signes d’évolution autour du détroit d’Ormuz pouvant alléger la pression sur les marchés pétroliers mondiaux.
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