Des femmes de la région d'Halifax disent que des rendez‑vous de mammographie repoussés jusqu'en 2027 font craindre que des cancers du sein soient diagnostiqués trop tard.
Les femmes qui tentent de prendre des rendez‑vous pour des mammographies de routine dans la région d'Halifax se voient offrir des dates profondément en 2027, ce qui suscite la crainte que ce dépistage retardé n'entraîne des diagnostics de cancers du sein plus tardifs et plus difficiles à traiter.
Cynthia McCutcheon a déclaré qu'elle a appelé la semaine dernière en espérant obtenir un rendez‑vous en septembre et a été surprise lorsqu'on lui a dit que la prochaine date disponible était en juillet 2027. Elle a dit qu'au début elle a pensé que le mois proposé était trop proche, puis a réalisé que c'était l'année qui posait problème.
« Je trouve ça inacceptable », a dit McCutcheon, ajoutant qu'elle craint que la santé des femmes ne soit pas traitée comme une priorité.
Selon le reportage de la CBC, le premier rendez‑vous dans la région la semaine dernière était en août 2027 au Cobequid Community Health Centre. Le site de Dartmouth prenait des rendez‑vous jusqu'en septembre 2027, tandis que la clinique du Halifax Shopping Centre proposait des dates jusqu'en octobre 2027.
Ces dates contrastent fortement avec les chiffres officiels des délais d'attente publiés par la Nouvelle‑Écosse. La province indique que le délai médian pour un rendez‑vous de dépistage à la clinique d'Halifax est de 73 jours, et qu'il peut atteindre 287 jours pour les patientes au 90e percentile.
L'IWK Health Centre, qui gère le programme provincial de dépistage du sein de la Nouvelle‑Écosse, a refusé une demande d'entrevue et a fourni une déclaration. Il a indiqué que le « facteur le plus important qui affecte les délais d'attente » est une pénurie nationale de technologues en radiation médicale, et a précisé qu'environ un poste sur trois dans son service de mammographie, dédié au diagnostic et au dépistage, est vacant.
Le centre de santé a indiqué que les délais varient à l'échelle de la province selon les ressources et le personnel locaux. Il a encouragé les patientes qui cherchent des rendez‑vous plus tôt à envisager de se rendre au South Shore Regional Hospital à Bridgewater ou d'utiliser les cliniques mobiles.
Pour certaines patientes, cela n'est pas une option simple. Cheryl Coolen, 58 ans, résidante d'Halifax, a dit qu'elle ne conduit pas mais qu'elle devra probablement se déplacer pour son prochain bilan. Coolen a expliqué qu'elle a des seins kystiques, qu'elle a eu besoin de mammographies depuis l'adolescence et qu'elle doit maintenant être examinée tous les six mois après avoir trouvé une masse l'an dernier.
« Combien de personnes ne sont pas diagnostiquées dans cette province parce qu'elles n'arrivent pas à obtenir un rendez‑vous pour des examens diagnostiques ? C'est vraiment scandaleux », a déclaré Coolen.
Les enjeux sont importants dans une province déjà aux prises avec de graves résultats liés au cancer du sein. La Canadian Cancer Society affirme que la Nouvelle‑Écosse affiche les taux de mortalité les plus élevés pour le cancer du sein au pays. Elle estime qu'une femme sur huit recevra un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie et prévoit 190 décès dus à cette maladie en Nouvelle‑Écosse en 2026.
L'IWK n'a pas répondu aux questions visant à savoir si le nouveau système électronique One Person One Record de la Nouvelle‑Écosse a contribué à l'arriéré. Pour l'instant, les patientes doivent chercher des plages plus tôt, voyager si elles le peuvent, ou continuer d'appeler en espérant une annulation.
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