Les républicains poussent une loi pour autoriser la salle de bal projetée par Trump à la Maison‑Blanche après qu’une fusillade au dîner des correspondants a renforcé les arguments en matière de sécurité.
Des élus républicains cherchent à obtenir l’approbation du Congrès pour la salle de bal prévue par le président Donald Trump après qu’une fusillade au White House Correspondents’ Dinner a exacerbé les préoccupations de sécurité entourant les événements présidentiels de haut profil à Washington.
La relance de l’initiative fait suite à l’incident de samedi soir au Washington Hilton, où Trump et des membres de son Cabinet assistaient au dîner annuel. Trump a été évacué après que des coups de feu ont été entendus, et des forces fédérales ont maîtrisé un suspect près de la salle de bal de l’hôtel, selon des comptes rendus de sources.
La fusillade a transformé un projet de construction contesté sur le plan juridique en un affrontement politique immédiat au sujet de la sécurité présidentielle, des dépenses publiques et du contrôle des terrains de la Maison‑Blanche. Le projet de salle de bal a été décrit dans le matériel source comme une annexe de 90,000-square-foot évaluée à $400 million sur le site de l’ancien East Wing.
Le sénateur Tim Sheehy (R‑Mont.) a déclaré qu’il prévoyait de demander une approbation accélérée cette semaine pour une loi autorisant le projet. “A President of any party should be able to host events in a secure area without attendees worrying about their safety,” Sheehy wrote on X.
Les républicains à la Chambre se préparent également à agir. Les représentants Lauren Boebert (Colorado) et Randy Fine (Floride) prévoient un texte législatif pour approuver la construction, tandis que le représentant Chip Roy (R‑Texas) veut qu’une mesure budgétaire plus large inclue l’autorité de construire une salle de bal sécurisée sur les terrains de la Maison‑Blanche.
Le projet était empêtré dans des litiges avant la fusillade. La National Trust for Historic Preservation poursuit l’administration Trump, arguant que le président a outrepassé son autorité en procédant sans l’accord du Congrès. Un juge fédéral a récemment limité la construction hors sol tout en autorisant certains travaux liés à des installations de sécurité nationale à se poursuivre; une cour d’appel fédérale a ensuite suspendu temporairement cet ordre et fixé une audience au 5 juin, selon le compte rendu de CNBC. Fox News a décrit le projet comme bloqué par une injonction, tout en notant que l’administration avait fait appel pour continuer certains travaux en sous‑sol.
Trump a exploité la fusillade pour affirmer que la salle de bal est nécessaire pour la sécurité nationale. Dans un message sur Truth Social dimanche, il a dit que l’incident “would never even have happened” si les événements avaient lieu dans ce qu’il appelait une salle de bal sécurisée sur les terrains de la Maison‑Blanche, ajoutant qu’elle “cannot be built fast enough.”
Le ministère de la Justice a aussi accru la pression sur les opposants juridiques au projet. Dans une lettre citée par CNBC, le ministère a exigé que la National Trust retire sa poursuite d’ici lundi matin ou fasse face à une motion gouvernementale visant à dissoudre l’injonction et à rejeter l’affaire, invoquant ce qu’il qualifie de tentative d’assassinat contre le président.
Le soutien au projet n’est pas entièrement confiné aux républicains. Le sénateur John Fetterman (D‑Pa.), qui assistait au dîner, a déclaré par la suite que le Washington Hilton n’avait pas été conçu pour accueillir un événement impliquant la ligne de succession présidentielle et a appelé à la construction de la salle de bal de la Maison‑Blanche pour ce type d’événements.
Cependant, l’argument de la sécurité ne règle pas toutes les questions entourant le projet. CNBC a relevé que le White House Correspondents’ Dinner est un événement privé et qu’une salle de bal sur les terrains de la Maison‑Blanche soulèverait probablement des inquiétudes politiques si elle était utilisée pour des fonctions privées sécurisées aux frais des contribuables.
La prochaine épreuve se jouera au Congrès et devant les tribunaux, où l’effort des législateurs pour autoriser la salle de bal pourrait croiser l’appel en cours sur la possibilité de poursuivre la construction sans approbation explicite du Congrès.
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