Keir Starmer dit qu’il continuera à gouverner, mais des députés travaillistes évaluent des successeurs potentiels, dont Wes Streeting, Andy Burnham et Angela Rayner.
Sir Keir Starmer subit une pression croissante au sein du Labour, et des successeurs potentiels sont déjà évoqués même si aucun scrutin interne n’a été déclenché et qu’aucun candidat n’a publiquement déclaré vouloir le remplacer.
La BBC a rapporté que l’avenir politique du premier ministre est incertain après que son ministre de l’Intérieur, plusieurs ministres et plus de 80 députés ont demandé qu’il parte, immédiatement ou dans un proche avenir. Starmer a déclaré au cabinet mardi qu’il “get on with governing,” et a dit qu’aucune course n’avait été lancée.
Cette incertitude est importante car tout combat pour la direction du Labour serait aussi un affrontement pour le poste de premier ministre. Pour l’instant, il n’y a pas de consensus clair parmi les députés travaillistes sur qui devrait prendre la relève si Starmer est contraint de partir ou choisit de se retirer.
Wes Streeting, le ministre de la Santé, est l’un des noms les plus en vue. Il occupe le portefeuille de la Santé depuis que le Labour est arrivé au pouvoir en 2024, après avoir été le porte-parole du dossier pendant trois ans dans l’opposition. Élu pour la première fois au Parlement en 2015, Streeting a auparavant dirigé la National Union of Students et été conseiller municipal à Londres.
Streeting est considéré comme l’un des meilleurs communicants du cabinet et peut mettre en avant la baisse des listes d’attente du NHS comme une réussite gouvernementale. Il a déjà évoqué des ambitions pour la direction et bénéficie de soutiens parmi les députés travaillistes, en particulier au centre et à droite du parti. Ce positionnement pourrait toutefois lui être défavorable auprès des membres du parti, qui sont généralement plus à gauche que le groupe parlementaire.
Andy Burnham, le maire de Greater Manchester, est une autre personnalité majeure à surveiller. Il dirige la région depuis près d’une décennie et, selon la BBC, il bénéficie d’un fort soutien parmi les députés travaillistes tandis que les sondages le présentent comme le politicien du Labour le plus populaire auprès des électeurs. Burnham n’a pas non plus caché son intérêt pour le poste suprême.
Son problème immédiat est à la fois procédural et politique : il n’est pas actuellement député. Burnham a été député de Leigh de 2001 à 2017 et a occupé des fonctions gouvernementales de premier plan, notamment dans les domaines de la santé et de la culture, mais il lui faudrait un chemin pour revenir au Parlement afin de mener une candidature sérieuse pour le n°10. Il s’est porté candidat deux fois à la direction du Labour, étant battu par Ed Miliband en 2010 et par Jeremy Corbyn en 2015.
Angela Rayner conserve également une base significative au sein du parti. Ancienne vice‑première ministre et ministre du Logement, elle est passée de la politique syndicale au Parlement en 2015 et est devenue l’une des personnalités les plus reconnaissables du Labour. Son soutien recoupe en partie celui de Burnham, au sein de la gauche du parti et parmi les députés de Greater Manchester.
La position de Rayner est compliquée par sa démission en 2025 après avoir reconnu ne pas avoir payé suffisamment d’impôt lors de l’achat d’un nouveau logement. Elle attend toujours les conclusions d’une enquête de HMRC, qui pourrait peser sur toute tentative de leadership immédiate.
D’autres noms ont émergé, dont le secrétaire à l’Énergie Ed Miliband et la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, même si tous deux devraient faire face à des questions sur leur soutien. Miliband a écarté les rumeurs d’un retour à la direction, tandis que les changements en matière d’immigration proposés par Mahmood ont suscité des inquiétudes chez des députés travaillistes. Selon les règles du Labour, Starmer pourrait aussi se présenter si une course à la direction était lancée — et il a dit qu’il le ferait.
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