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La préparation aux pandémies s’affaiblit, avertit le Global Preparedness Monitoring Board

Le Global Preparedness Monitoring Board affirme que des coupes budgétaires, la perte de confiance et l’accès inégal aux outils médicaux laissent les pays exposés avant la prochaine grande flambée

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La préparation aux pandémies s’affaiblit, avertit le Global Preparedness Monitoring Board
Un nouveau rapport du GPMB avertit que le monde n’est pas prêt pour la prochaine pandémie alors que le financement de la santé publique, la confiance et l’accès équitable aux vaccins et aux tests faiblissent.
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Un nouveau rapport du GPMB avertit que le monde n’est pas prêt pour la prochaine pandémie alors que le financement de la santé publique, la confiance et l’accès équitable aux vaccins et aux tests faiblissent.

Le monde n’est pas prêt pour la prochaine pandémie, avertit lundi un organisme mondial de surveillance de la préparation, citant des réductions de financement gouvernemental, une confiance déclinante dans les autorités de santé publique et des écarts grandissants dans l’accès aux vaccins, aux tests et aux traitements.

Le Global Preparedness Monitoring Board dit que cet avertissement intervient alors que les flambées de maladies infectieuses deviennent plus fréquentes et plus perturbatrices, avec des conséquences sanitaires, économiques, politiques et sociales qui peuvent dépasser la capacité des pays à se remettre.

« Toute personne qui a la responsabilité du bien‑être et du développement de son peuple devrait être préoccupée parce que nous ne sommes définitivement pas prêts pour la prochaine pandémie », a déclaré à CBC News la coprésidente du GPMB Joy Phumaphi.

Le rapport indique que les investissements n’ont pas suivi l’augmentation du risque pandémique. Sur plusieurs des critères qui ont façonné la réponse mondiale à la COVID‑19 — notamment l’accès équitable aux diagnostics, aux vaccins et aux thérapeutiques — le board estime que le monde va dans la mauvaise direction.

L’avertissement intervient sur fond d’un regain d’attention du public pour la riposte aux maladies infectieuses après une flambée de hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius. L’Organisation mondiale de la santé a fait état de 11 cas confirmés et probables la semaine dernière, dont trois décès. Des responsables américains ont déclaré que 41 personnes aux États‑Unis étaient suivies, sans cas américain confirmé au moment du reportage de CNBC.

Les experts en santé ont insisté sur le fait que la flambée ne reproduit pas la COVID‑19. La souche des Andes du hantavirus impliquée dans la flambée peut se transmettre entre personnes, mais les experts ont précisé qu’elle exige généralement un contact étroit et prolongé et ne se diffuse pas efficacement par voie aérienne comme la COVID‑19, la grippe ou la rougeole. Parce que le hantavirus peut avoir une période d’incubation d’une à six semaines, d’autres cas pourraient encore apparaître parmi les personnes exposées.

Pour autant, la flambée est devenue un cas test pour des préoccupations plus larges concernant la préparation. Des experts en santé publique cités par CBC et CNBC ont pointé des coupes américaines touchant les Centers for Disease Control and Prevention, des réductions du financement mondial en santé et lié aux vaccins, et la décision de l’administration Trump de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé comme des risques pouvant affaiblir la coordination face à une menace plus rapide.

Lawrence Gostin, professeur de droit de la santé publique à l’Université de Georgetown, a déclaré à CNBC qu’il n’attendait pas de risque important pour le public américain à cause de la flambée actuelle de hantavirus. Mais il a ajouté : « If this is a stress test, we failed this. »

Le rapport du GPMB signale aussi un problème social que la simple planification pandémique ne peut résoudre : la défiance du public. Les experts cités évoquent la désinformation, la polarisation et les attaques contre les institutions scientifiques comme des forces qui peuvent neutraliser les mesures de santé publique même lorsque des outils comme les vaccins ou les tests sont disponibles.

Le Canada pourrait être mieux placé sur certains points qu’au début de la COVID‑19, selon des experts cités par CBC. La Public Health Agency of Canada a pris des mesures depuis lors sur la surveillance, la planification des stocks, le séquençage génomique et la coordination d’urgence, tandis que les gouvernements ont acquis de l’expérience en matière de vaccination de masse, d’augmentation des soins intensifs, de mesures frontalières et de communication publique.

Mais les mêmes experts ont averti que des vulnérabilités subsistent, notamment des processus décisionnels qui peuvent être plus lents que le rythme d’une nouvelle flambée et une résistance sociale plus large aux mesures de santé publique éprouvées. CBC a noté que le Canada a perdu son statut d’élimination de la rougeole à la fin de l’année dernière, un développement que des experts ont lié à la baisse de confiance dans la vaccination.

Les recommandations du GPMB portent sur trois axes : créer un système permanent et indépendant pour surveiller le risque pandémique, garantir un accès équitable aux vaccins, aux tests et aux traitements via l’accord pandémique de l’OMS, et établir un financement durable pour la prévention, la préparation et une réponse rapide « Day Zero ».

Pour l’instant, le risque immédiat lié au hantavirus demeure limité, selon les experts en santé. La question plus vaste soulevée par le rapport du GPMB est de savoir si les gouvernements vont rétablir le financement, reconstruire la confiance et renforcer la coordination internationale avant qu’un agent pathogène plus contagieux ne mette à nouveau le système à l’épreuve.

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