Santé publique

Pourquoi les autorités disent que le hantavirus n'est pas un autre COVID-19

L'éclosion à bord du MV Hondius a ravivé les craintes de l'ère pandémique, mais les responsables de la santé affirment que le hantavirus n'est pas très transmissible et ne se propage pas comme le COVID, la grippe ou la rougeole

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Pourquoi les autorités disent que le hantavirus n'est pas un autre COVID-19
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Les responsables de la santé disent que l'éclosion de hantavirus à bord du MV Hondius est grave mais ne constitue pas une menace pandémique, même si les souvenirs des croisières et les affirmations en ligne alimentent l'anxiété.
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Les responsables de la santé publique s'efforcent de tracer une ligne claire entre l'éclosion de hantavirus liée au navire de croisière MV Hondius et les premiers jours de la COVID‑19 : la maladie est grave, mais des experts cités par CBC News affirment qu'elle n'a pas la même capacité à se propager largement dans la population.

Cette mise au point n'a pas empêché l'anxiété de se propager en ligne. La nouvelle selon laquelle des passagers avaient été exposés à bord d'un navire de croisière a ravivé les souvenirs de l'éclosion du Diamond Princess en 2020, lorsque la COVID‑19 a infecté plus de 700 personnes à bord et est devenue l'une des images marquantes des débuts de la pandémie.

Certaines publications sur les réseaux sociaux sont allées bien au-delà des éléments probants, présentant l'éclosion comme une menace à l'échelle de la civilisation ou affirmant à tort qu'elle progresse plus vite que la COVID‑19. Steve Joordens, professeur de psychologie à l'University of Toronto Scarborough, a dit à CBC que la réaction reflète une peur familière : "Could it come again?"

Pourquoi les autorités sanitaires établissent une distinction

Dre Bonnie Henry, médecin hygiéniste provinciale de la Colombie‑Britannique, a dit qu'elle a d'abord eu un "sinking feeling" en apprenant qu'une maladie grave se développait à bord d'un navire de croisière. Mais elle a indiqué que les détails du virus ont modifié l'évaluation du risque.

La souche de hantavirus la plus courante en Amérique du Nord, Sin Nombre, est comprise comme se transmettant par inhalation de particules provenant d'urine ou de fèces de rongeurs, et non par un contact ordinaire d'une personne à une autre. Henry a dit qu'elle avait d'abord été surprise parce que la souche des Andes peut se transmettre entre personnes, mais elle a ajouté que des collègues en santé publique et en maladies infectieuses à l'échelle mondiale ont depuis jugé la situation moins alarmante qu'on le craignait initialement.

Dre Henry a déclaré : "It’s not what we would consider a disease of pandemic potential," tout en soulignant que le hantavirus reste une maladie très grave. Elle a précisé qu'il ne se propage pas comme la COVID‑19, la grippe ou la rougeole, maladies qui peuvent se transmettre efficacement par voie aérienne, surtout dans des lieux bondés ou mal ventilés.

Concernant le MV Hondius, Dre Henry a indiqué que la transmission semble avoir impliqué des personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec des personnes infectées. Les responsables de la santé ont dit qu'ils ne s'attendent pas à une propagation supplémentaire maintenant que les personnes exposées sont isolées et surveillées. Dre Henry a aussi affirmé que le séquençage du génome n'a pas montré que le virus mutait rapidement ou devenait plus contagieux, ce qu'elle a décrit comme rassurant.

Pourquoi la peur reste si forte

La réaction du public reflète aussi la façon dont l'expérience de la pandémie a changé la manière dont beaucoup de gens évaluent les alertes sanitaires. Joordens a expliqué que le cerveau humain est programmé pour détecter les menaces, et que les réseaux sociaux peuvent récompenser les propos effrayants avant que des informations plus calmes ne rattrapent le mouvement. Une perte de confiance plus large envers les institutions, le gouvernement et les médias peut rendre les assurances officielles moins efficaces, a-t-il ajouté.

La médecin hygiéniste en chef de P.E.I., Heather Morrison, a aussi reconnu que l'inquiétude est compréhensible, surtout pour les familles qui essaient de comprendre un autre virus méconnu. Mais elle a dit à CBC que l'éclosion "is not going to be the start of another pandemic."

Pour l'instant, le message de santé publique est étroit mais ferme : l'éclosion mérite d'être surveillée et impose de la prudence pour les personnes exposées, sans comparaison avec une pandémie respiratoire mondiale à propagation rapide. L'incertitude qui subsiste n'est pas de savoir si le hantavirus est la COVID‑19 ; les autorités disent que ce n'est pas le cas. Elle porte sur la capacité de faire circuler une information claire plus vite que la peur laissée par la dernière pandémie.

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