Dix‑huit personnes originaires des États‑Unis qui se trouvaient à bord du MV Hondius, un navire de croisière frappé par une épidémie meurtrière de hantavirus, sont de retour dans le pays et placées en quarantaine, dont un passager infecté placé sous surveillance dans une unité de bioconfinement du Nebraska.
Cette rapatriation fait passer la réponse d'une évacuation à l'étranger à une surveillance médicale aux États‑Unis. Le Department of Health and Human Services a indiqué qu’un Américain provenant du navire avait été faiblement positif au test PCR pour Andes virus, une variante de hantavirus, tandis qu’un autre évacué présentait des symptômes légers. Trois personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie.
Le groupe rapatrié comprend 17 citoyens des États‑Unis et un citoyen à double nationalité États‑Unis–Royaume‑Uni, un décompte que CBS a présenté globalement comme 18 Américains. Ils ont été évacués dimanche des îles Canaries espagnoles après que le navire a atteint Tenerife et ont été rapatriés par avion aux États‑Unis pour isolement, évaluation et surveillance.
Où sont surveillés les évacués
L’avion transportant les évacués américains est arrivé dans le Nebraska tôt lundi matin. Nebraska Medicine a indiqué que le passager testé positif mais asymptomatique serait transféré à la Nebraska Biocontainment Unit pour des tests de suivi et une surveillance, tandis que les autres passagers iraient à la National Quarantine Unit.
HHS a déclaré que le citoyen à double nationalité États‑Unis–Royaume‑Uni se trouvait au University of Nebraska Medical Center/Nebraska Medicine Regional Emerging Special Pathogen Treatment Center à Omaha, en compagnie de 15 autres passagers rapatriés. Deux passagers de l’évacuation aérienne, dont un qui présentait des symptômes légers et avait voyagé dans une unité de bioconfinement à bord de l’avion, ont été envoyés au Regional Emerging Special Pathogen Treatment Center d’Emory University à Atlanta.
Les autorités ont indiqué que les deux personnes qui suscitaient le plus d’inquiétude avaient voyagé dans des unités de bioconfinement pendant le vol par mesure de précaution. Le passager positif n’avait pas de symptômes, selon Nebraska Medicine, mais a été pris en charge séparément des autres passagers pendant le transport.
Pourquoi Andes virus attire l’attention
Andes virus est un type de hantavirus associé aux rongeurs d’Amérique du Sud et, moins souvent, à la transmission entre personnes infectées, selon the Centers for Disease Control and Prevention. Le CDC affirme que les rongeurs qui portent Andes virus n’ont pas été trouvés aux États‑Unis.
Le virus peut provoquer hantavirus pulmonary syndrome, une maladie respiratoire grave. Le CDC indique également qu’Andes virus est le seul hantavirus connu pour se transmettre de personne à personne, bien que cette transmission soit généralement limitée aux contacts étroits avec une personne malade, notamment le contact physique direct, le temps prolongé passé dans des espaces clos ou réduits, ou l’exposition aux liquides corporels.
Le Directeur général de the World Health Organization, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tenté d’apaiser les inquiétudes publiques alors que le navire se dirigeait vers les îles Canaries, écrivant que l’épidémie était grave mais que “this is not another COVID-19” et que le risque actuel pour la santé publique restait faible.
Cette distinction est au cœur de la réponse qui se déploie maintenant aux États‑Unis : les autorités sanitaires traitent l’exposition avec suffisamment de sérieux pour isoler et surveiller les passagers, tout en soulignant que le mode de transmission connu d’Andes virus n’est pas le même que celui d’une pandémie respiratoire à diffusion généralisée.
La prochaine évaluation de l’ampleur de l’épidémie reposera sur les tests de suivi et la surveillance des symptômes parmi les passagers rapatriés au Nebraska et à Atlanta. Pour l’instant, le cas confirmé aux États‑Unis demeure en soins de bioconfinement, et le reste du groupe rapatrié est surveillé pour tout signe de maladie.
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