L'inflation PCE de base a augmenté de 3,3 % en glissement annuel en avril, tandis que l'inflation globale atteignait 3,8 %, maintenant la pression sur la Federal Reserve.
L'inflation de base a progressé à un rythme annualisé de 3,3 % en avril, conforme aux prévisions, l'indicateur de prix préféré de la Federal Reserve montrant que l'inflation sous-jacente reste bien au‑dessus de l'objectif de la banque centrale.
Le Commerce Department a déclaré jeudi que les prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) de base, qui excluent l'alimentation et l'énergie, ont augmenté de 0,2 % pour le mois et de 3,3 % par rapport à l'année précédente. Les économistes interrogés par Dow Jones prévoyaient une hausse mensuelle de 0,3 % et un taux annuel de 3,3 %.
L'indice PCE des prix plus large a augmenté de 0,4 % en avril et de 3,8 % sur un an, contre des attentes d'une hausse mensuelle de 0,5 % et d'un taux annuel de 3,8 %. Le chiffre de 3,8 % concerne l'ensemble des éléments, tandis que le taux de 3,3 % renvoie à la mesure de base excluant l'alimentation et l'énergie.
La distinction est importante parce que les responsables de la Federal Reserve suivent de près l'indice PCE pour évaluer l'inflation, et traitent généralement la lecture de base comme un signal plus clair des tendances de prix à plus long terme puisqu'elle élimine les coûts volatils des produits d'épicerie et de l'énergie.
Il y a eu un certain soulagement dans les détails mensuels : les hausses de prix, tant globales que de base, ont été plus faibles que prévu. Mais l'inflation restait élevée en base annuelle. Le taux global sur 12 mois était le plus élevé depuis mai 2023, tandis que le taux annualisé de la base était le plus élevé depuis novembre 2023.
La pression sur les prix a été inégale selon les catégories. Les prix des biens ont augmenté de 0,7 % en avril, l'essence grimpant de 5,5 %. Les prix des services ont progressé de 0,3 %, dont une hausse de 0,6 % pour le logement et les services publics et de 0,5 % pour la restauration et l'hébergement. Les prix du logement au sens large ont augmenté de 0,5 %, tandis que les services hors alimentation, énergie et logement ont progressé de 0,2 % pour le mois.
Les données sur l'inflation sont parues parallèlement à une lecture plus faible de la croissance économique. Une estimation révisée du Commerce Department a montré que le produit intérieur brut a progressé à un rythme annualisé de 1,6 % au premier trimestre, en baisse par rapport à l'estimation initiale de 2 %. Le département a attribué la révision à des estimations plus faibles des dépenses de consommation et de l'investissement.
D'autres indicateurs économiques étaient contrastés. Les demandes d'allocations chômage initiales pour la semaine se terminant le 23 mai ont augmenté de 5 000 pour atteindre 215 000 en données désaisonnalisées, légèrement au‑dessus des 213 000 anticipés. Les commandes de biens durables ont bondi de 7,9 % en avril, bien au‑dessus de l'estimation de 3,5 %, bien que les commandes hors secteur des transports n'aient augmenté que de 1,1 %.
Les dépenses de consommation ont augmenté de 0,5 % en avril, conforme aux attentes, tandis que les revenus sont restés stables contre une prévision de 0,4 % de hausse. Le taux d'épargne personnelle a chuté à 2,6 %, son niveau le plus bas depuis juin 2022.
Le rapport est peu susceptible de clore le débat sur la politique de la Federal Reserve. Des lectures mensuelles d'inflation plus faibles peuvent apporter quelques éléments montrant que le dernier pic de pression sur les prix faiblit, mais les taux annuels restent suffisamment élevés pour maintenir l'attention sur la question de savoir si l'inflation se refroidit de manière durable. Les valorisations de marché citées dans le document source indiquaient que les opérateurs s'attendaient à ce que la Federal Reserve reste en pause au moins jusqu'à la fin de 2026, la prochaine décision pouvant éventuellement être une hausse des taux.
Le prochain test pour les décideurs sera de savoir si la lecture mensuelle plus douce de la base d'avril se poursuit, ou si l'inflation annuelle élevée maintient la Federal Reserve sur ses gardes plus longtemps.
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