Un avocat de la défense a déclaré au tribunal de Newry que la lettre de 2020 de Sir Jeffrey Donaldson adressée à une plaignante ne concernait pas ses allégations d'abus.
Un avocat de Sir Jeffrey Donaldson a déclaré au tribunal de Newry qu'une lettre de 2020 que l'ancien chef du DUP avait écrite à une femme l'accusant d'abus sexuels n'avait « rien à voir » avec ses allégations, alors que son procès se poursuivait.
Sir Jeffrey, 63 ans, fait face à 18 chefs d'accusation d'abus sexuels, dont un chef de viol. Il nie toutes les infractions. Les témoignages entendus jeudi concernaient la plaignante A, l'une des deux victimes présumées, dont l'identité est protégée.
Kieran Vaughan KC, qui représente Sir Jeffrey, a poursuivi le contre‑interrogatoire de la plaignante A au sujet d'une lettre rédigée en juin 2020 et lue au tribunal. Dans celle‑ci, Sir Jeffrey exprimait son « regret » pour le « tort, la douleur et la détresse » qu'il avait causés.
La plaignante A avait précédemment déclaré au tribunal qu'elle croyait que la lettre était une tentative de sa part « de s'excuser peut‑être pour les abus qui avaient eu lieu ». Vaughan a contesté cette interprétation, affirmant qu'elle n'était pas le « bon contexte » et en suggérant que la lettre faisait référence à d'autres « comportements ». Il lui a demandé : « Cela n'a rien à voir avec vous et une agression sexuelle. »
La plaignante A a rejeté la version de la défense, déclarant qu'elle croyait que la lettre était « une excuse pour ce qu'il m'a fait ». Elle a déclaré au tribunal que Sir Jeffrey n'aurait pas consigné une admission explicite par écrit, mais pouvait « fortement suggérer et laisser entendre » qu'il était désolé. Elle a dit qu'une reconnaissance du péché sans détails était « insuffisante ».
Vaughan a également évoqué des communications entre la plaignante A et Sir Jeffrey qui, selon lui, montraient des « plaisanteries amicales » incompatibles avec les allégations d'abus. La plaignante A a rejeté l'affirmation selon laquelle les incidents allégués n'auraient pas eu lieu.
Elle allègue que, lors de trois incidents, Sir Jeffrey lui a frotté les seins, l'a embrassée de manière inappropriée et a braqué une lumière, possiblement une lampe de poche, sur sa zone génitale. Elle a aussi affirmé que Lady Eleanor Donaldson a été témoin d'un incident au cours duquel Sir Jeffrey lui a frotté la poitrine avec sa main sous ses vêtements et n'est pas intervenu.
Sir Jeffrey nie des actes d'indécence grave et une agression indécente à l'encontre de la plaignante A lorsqu'elle était enfant, entre 1999 et 2008. D'autres infractions alléguées, remontant à 1985 et incluant le chef de viol, concernent la plaignante B, qui était elle aussi mineure à l'époque alléguée.
Lady Donaldson fait face à cinq chefs d'accusation connexes de complicité, qu'elle nie. Elle a été déclarée inapte à subir un procès ordinaire en vertu du Mental Health (Northern Ireland) Order, et un procès sur les faits est en cours auquel elle ne participera pas. Le procès se poursuit.
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