John Healey a démissionné de son poste de ministre de la Défense, estimant que le plan d’investissement dans la défense du Royaume‑Uni est insuffisant à un moment dangereux pour le pays.
John Healey a démissionné de son poste de ministre de la Défense, avertissant dans une lettre adressée au Premier ministre Sir Keir Starmer que le plan d’investissement dans la défense du gouvernement ne fournissait pas les ressources qu’il juge nécessaires au Royaume‑Uni.
Healey a déclaré que le plan « falls well short of what is required for defence and the country at this dangerous time », exposant un désaccord sur l’ampleur et le calendrier des investissements militaires alors que le Royaume‑Uni fait face à des engagements accrus envers ses alliés et à des pressions sécuritaires persistantes.
La démission constitue une rupture importante au sein du gouvernement de Starmer sur le financement de la défense. Healey a écrit qu’il n’avait pas prévu de soumettre la lettre et qu’il l’avait fait « with great regret and reluctance », tout en affirmant qu’il restait favorable au gouvernement travailliste.
Dans la lettre, Healey a souligné ce qu’il a décrit comme des réalisations sous les travaillistes, notamment un soutien accru à l’Ukraine, un rôle renforcé du Royaume‑Uni au sein de l’OTAN, un investissement dans la défense porté à 2.5% of GDP, d’importantes réformes de la défense, de nouveaux accords de défense avec des alliés européens et des améliorations pour le personnel en service et les familles des forces.
Mais il a dit que la Strategic Defence Review avait clairement montré qu’une « new era of threat » exigeait un nouveau niveau d’investissement. Healey a soutenu que le Defence Investment Plan du gouvernement devait à la fois répondre aux pressions opérationnelles immédiates et tracer une voie vers un nouvel engagement de l’OTAN consistant à dépenser 3.5% of GDP pour la défense d’ici 2035.
Healey a écrit qu’il estimait que la Grande‑Bretagne devrait fixer un objectif de 3% of GDP pour la défense d’ici 2030, affirmant qu’une telle mesure obtiendrait un large soutien politique et alignerait le Royaume‑Uni sur d’autres alliés européens qui augmentent leurs dépenses.
Il a dit que le règlement qu’il a reçu en entier lundi après‑midi était trop axé sur les années ultérieures, alors même que la pression sur les opérations et la préparation était la plus aiguë au cours des deux prochaines années. Selon la lettre, le plan atteindrait 2.68% of GDP en 2030, après avoir atteint 2.6% next year grâce aux investissements déjà engagés.
Healey a également cité l’avertissement récent de Starmer selon lequel des évaluations de renseignement du Royaume‑Uni et d’autres pays de l’OTAN indiquaient que la Russie pourrait attaquer l’OTAN dès 2030. Sans un plan plus solide, a‑t‑il écrit, il serait contraint de prendre des décisions pouvant réduire la préparation militaire, accroître le risque pour le personnel en opérations et « could make the country less safe ».
Il a conclu qu’après avoir dit à Starmer qu’il ne pouvait accepter un règlement qui ne donne pas aux forces armées les ressources dont elles ont besoin, il n’avait « no other option » que de démissionner de son poste de ministre de la Défense.
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