Keir Starmer a déclaré que le Royaume‑Uni discute de sa participation à un mécanisme de prêt de 78 milliards de livres de l'UE pour l'Ukraine, le présentant comme un possible renforcement des liens de défense entre le Royaume‑Uni et l'UE.
Sir Keir Starmer a indiqué que le Royaume‑Uni discute sa participation à un mécanisme de prêt de 78 milliards de livres (90 milliards d'euros) de l'Union européenne destiné à l'Ukraine, décrivant la démarche comme potentiellement bénéfique pour Kyiv, l'emploi britannique et les relations avec Bruxelles.
Le premier ministre a évoqué le plan avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors du sommet de la Communauté politique européenne à Ierevan, en Arménie, lundi. Dans une déclaration conjointe après leur rencontre, les deux dirigeants ont indiqué que la participation du Royaume‑Uni, si elle était acceptée, marquerait « une avancée majeure dans la relation industrielle de défense entre le Royaume‑Uni et l'UE ».
La proposition est toujours à l'étude et aucun engagement définitif du Royaume‑Uni n'a été annoncé. Mais Starmer a présenté les discussions comme faisant partie d'un effort plus large pour renforcer les défenses de l'Ukraine à la cinquième année de la guerre russe tout en ouvrant aux entreprises britanniques l'accès à de futurs contrats liés à la défense.
« En ce qui concerne le prêt de l'UE auquel nous discutons de participer, c'est très bon pour l'Ukraine, parce que cela donnera à l'Ukraine des capacités dont elle a désespérément besoin dans la cinquième année de ce conflit, » a déclaré Starmer en arrivant au sommet. « C'est très bon pour le Royaume‑Uni, en raison des capacités que cela entraîne et des emplois au Royaume‑Uni. Et c'est très bon pour les relations entre le Royaume‑Uni et l'UE. »
Les dirigeants de l'UE ont approuvé le paquet de prêts le mois dernier après que la Hongrie a levé son veto. Le vice‑premier ministre ukrainien Taras Kachka a décrit le financement comme « une question de vie ou de mort ». Les deux tiers des fonds doivent soutenir les besoins de défense de l'Ukraine, le reste étant destiné à une assistance financière plus large.
Le sommet de Ierevan a réuni des dizaines de dirigeants européens à un moment où Starmer a estimé que certains alliances de longue date « ne sont pas à l'endroit où nous voudrions qu'elles soient ». Il a soutenu que l'Europe devait être plus forte en matière de défense, de commerce et d'énergie.
Starmer a également rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky en Arménie dimanche. Selon le compte rendu, le premier ministre a dit à Zelensky que le Royaume‑Uni était prêt à travailler avec des alliés pour fournir un soutien et maintenir la pression sur la Russie en vue d'une « paix juste et durable » conforme aux intérêts de l'Ukraine.
Downing Street a indiqué que de nouvelles sanctions britanniques contre des entreprises russes sont attendues cette semaine, visant à perturber les chaînes d'approvisionnement militaires. Les discussions sur le prêt s'inscrivent également dans la volonté plus large de Starmer de réinitialiser les relations avec l'Europe, bien qu'il ait dit qu'un renforcement de la coopération en matière de sécurité et d'économie ne signifiait pas revenir sur le Brexit.
Le prochain test est de savoir si le Royaume‑Uni et l'UE pourront transformer ces discussions en un accord formel, y compris des termes permettant à l'industrie britannique de participer aux contrats liés au paquet de soutien à l'Ukraine.
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