Projet de puits à Shelburne

Le don de 25 000 $ d’Elliot Page pour un puits communautaire à Shelburne (N.-É.) reste au point mort

L’acteur a promis de financer un puits communautaire après avoir mis en lumière le racisme environnemental près de l’ancien dépotoir de Shelburne. Sept ans plus tard, le projet n’a toujours pas de date de départ

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Le don de 25 000 $ d’Elliot Page pour un puits communautaire à Shelburne (N.-É.) reste au point mort
Emplacement
Shelburne
Shelburne, Nova Scotia, Canada
Le don de 25 000 $ d’Elliot Page pour un puits communautaire à Shelburne, N.-É., demeure enlisé dans des retards alors que les responsables débattent du financement, de l’exploitation et de l’emplacement.
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Le don de 25 000 $ d’Elliot Page destiné à un puits communautaire à Shelburne (N.-É.) demeure enlisé dans des retards, alors que les responsables débattent du financement, de l’exploitation et de l’emplacement.

Un puits communautaire à Shelburne (N.-É.), appuyé par un don de 25 000 $ de l’acteur Elliot Page, n’est toujours pas en service sept ans après la promesse, et le projet censé aider des résidents inquiets de la qualité de l’eau locale est à la traîne.

Page, originaire de la Nouvelle-Écosse, a donné l’argent après la sortie en 2019 de son documentaire There’s Something in the Water, qui examinait le racisme environnemental dans des communautés noires et autochtones de la province, y compris la communauté afro-néo-écossaise près de l’ancien dépotoir de Shelburne. Les résidents craignent depuis longtemps que le dépotoir ait contaminé l’eau potable et contribué à des taux de cancer plus élevés.

« Toujours de la frustration, de la colère et de la tristesse », a confié Page à CBC News, en décrivant sa réaction face au projet de puits au point mort. « Je ne comprends pas très bien : on parle simplement d’amener de l’eau potable à une communauté qui a affronté d’immenses obstacles et barrières. »

Le projet a mis à contribution la province, le Town of Shelburne, la Municipality of the District of Shelburne, le Nova Scotia Community College et la South End Environmental Injustice Society, connue sous le sigle SEED. CBC a rapporté que ces groupes ont refusé des entrevues et ont plutôt fourni des déclarations.

Le plan initial était de forer un puits à un centre récréatif de la communauté noire. Le site proposé a ensuite été déplacé vers un puits existant sur un campus du NSCC, à l’extérieur des limites de la ville. Selon CBC, les deux tiers du don de Page ont été dépensés en 2023 pour tester ce puits. Des courriels obtenus par CBC montrent que la discussion sur l’emplacement s’est ensuite déplacée vers un site à Roseway avant de revenir au campus du NSCC.

La province a approuvé 170 000 $ pour le projet, mais la militante Louise Delisle a dit à CBC que le financement exige une réalisation d’ici novembre 2027. Delisle a fondé SEED, puis a quitté le groupe après s’être opposée à la manière dont le don de Page a été utilisé.

L’entente d’exploitation demeure non résolue. Dans une déclaration, Warren MacLeod, directeur général de la Municipality of the District of Shelburne, a indiqué que la municipalité a offert d’assumer l’entretien du bâtiment, le chauffage, le déneigement et l’entretien connexe, mais souhaite que le Town of Shelburne fournisse un opérateur d’eau certifié.

Quelques jours après le début par CBC d’une enquête sur les retards, les conseillers de Shelburne ont voté, le 4 mai, pour « se dire favorables et continuer de travailler avec les partenaires afin d’explorer le projet de puits communautaire ». Le maire Stan Jacklin, aussi président de SEED, était absent de la réunion après s’être déclaré en conflit d’intérêts, selon CBC. La conseillère Elizabeth Acker a indiqué qu’aucune décision n’avait été prise quant au financement ou à l’exploitation.

La question de l’eau est devenue plus urgente alors que la région fait face à des épisodes répétés de sécheresse. CBC a rapporté que le secteur a connu des conditions allant d’anormalement sèches à une sécheresse extrême lors de neuf des dix dernières années, et des puits se sont taris.

Pour l’instant, le projet dispose d’un financement public, d’une échéance et d’une attention renouvelée, mais d’aucune date de début confirmée. Page a dit à CBC qu’il ne regrettait pas son don et a indiqué qu’un deuxième documentaire sur ces retards a été envisagé.

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