Les marchés européens ont tourné à la baisse lundi après que Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 25 % sur les voitures et camions de l’Union européenne, augmentant la pression sur les constructeurs automobiles et le sentiment de risque plus large.
Les actions européennes ont reculé lundi alors que les investisseurs ont évalué la menace du président Donald Trump d’augmenter à 25 % les droits de douane sur les voitures et camions de l’Union européenne, tandis que de nouvelles tensions autour des routes maritimes du Moyen‑Orient maintenaient la pression sur les marchés mondiaux.
Le Stoxx 600 paneuropéen reculait de 0,4 % à 13 h 45 à Londres, annulant des gains enregistrés plus tôt dans la séance. Les principaux indices de Francfort, Paris et Milan étaient en territoire négatif, tandis que les actions régionales étaient globalement plus faibles. Le FTSE 100 de Londres était fermé pour le jour férié de début de printemps au Royaume‑Uni.
Ce repli a souligné la rapidité avec laquelle les risques commerciaux et géopolitiques peuvent réévaluer les actifs européens. Les investisseurs examinaient la possibilité d’un nouveau conflit tarifaire transatlantique au moment où les marchés pétroliers réagissaient aux inquiétudes de sécurité autour du détroit d’Ormuz, une voie cruciale pour les expéditions mondiales d’énergie.
Les constructeurs automobiles figuraient parmi les points faibles les plus nets. Les actions automobiles européennes ont perdu environ 1 % après que Trump a déclaré vendredi qu’il augmenterait les droits de douane sur les voitures et camions de l’UE à 25 %. La Maison‑Blanche a indiqué que les changements seraient effectués en vertu de la Section 232, l’autorité commerciale que l’administration a utilisée pour des droits sur les véhicules et les pièces automobiles pour des motifs de sécurité nationale.
Le fabricant de pièces automobiles Continental a chuté de 4,2 %, la plus forte baisse du Stoxx 600. Mercedes‑Benz a perdu 2,4 %, et Volkswagen s’est échangé en baisse de 1,5 %. Nokia a été un gagnant notable, bondissant de 7,7 % après qu’Inseego a annoncé jeudi qu’il acquérirait l’activité d’accès sans fil fixe de Nokia.
La menace de droits de douane fait suite à une décision de la Cour suprême en février qui a annulé une grande partie de l’agenda tarifaire de Trump. La cour a rejeté l’utilisation par l’administration de l’International Emergency Economic Powers Act pour certains droits d’importation, estimant que la loi n’autorise pas le président à imposer ces tarifs. La Maison‑Blanche a déclaré vendredi que l’UE n’avait pas réalisé de progrès substantiels sur les engagements prévus dans un accord commercial.
La Commission européenne a déclaré qu’elle restait en contact avec ses homologues américains et qu’elle cherchait à obtenir des éclaircissements sur les engagements de Washington. « Should the US take measures inconsistent with the Joint Statement, we will keep our options open to protect EU interests, » a déclaré un porte‑parole de la commission.
Les marchés surveillaient aussi le Moyen‑Orient après que Trump a dévoilé un plan appelé « Project Freedom » pour aider les navires à franchir le détroit d’Ormuz. Le plan pourrait impliquer des troupes, des destroyers lanceurs de missiles et des aéronefs escortant des navires commerciaux à travers la voie navigable, selon les documents sources.
United Kingdom Maritime Trade Operations a rapporté tôt lundi qu’un navire avait été touché par des projectiles au nord de Fujairah, aux Émirats arabes unis. Les prix du pétrole ont augmenté, le Brent en hausse de 2,2 % à 110,57 $ le baril et le West Texas Intermediate en progression de 1,3 % à 102,94 $.
Le point d’attention immédiat pour les investisseurs est de savoir si Washington passera à l’acte sur l’augmentation des tarifs automobiles, comment l’UE réagira et si les risques de navigation dans le Golfe continueront de faire monter les prix de l’énergie.
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