Les prix du pétrole ont chuté mardi après que Trump a déclaré qu’un accord avec Téhéran pourrait être imminent, bien qu’aucun accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz ne se soit concrétisé.
Les prix du pétrole ont reculé mardi alors que les opérateurs pesaient la déclaration du président Donald Trump selon laquelle un accord avec Téhéran pourrait être proche face à une nouvelle flambée de violences impliquant l'Iran et Israël.
Les contrats à terme sur le brut américain étaient en baisse d’environ 2 % à 89,40 $ à 8:05 a.m. ET, tandis que le Brent, l’indice de référence international, perdait 1,7 % à 92,65 $ le baril, selon CNBC. Cette baisse faisait suite à une brève envolée des prix lundi après que des frappes entre l'Iran et Israël ont ravivé les inquiétudes autour du détroit d'Ormuz.
Trump a déclaré aux journalistes tard lundi qu’un accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran pourrait intervenir "two or three days" et que le détroit d'Ormuz s’ouvrirait "immediately" après un accord. Il a répété à plusieurs reprises qu’un accord avec Téhéran pour rouvrir la voie navigable était proche, mais aucun accord de ce type ne s’est concrétisé.
Le fragile cessez‑le‑feu instauré en avril a presque volé en éclats cette semaine après que l'Iran a lancé des missiles sur Israël en représaille aux frappes israéliennes au Liban. Israël a riposté par des frappes sur l'Iran, et Trump a poussé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à s’abstenir de nouvelles attaques.
Pour l'instant, l’échange semble s’être arrêté avant une escalade plus large. L'Iran et Israël ont déclaré avoir cessé le feu, ce qui a un peu réduit la pression immédiate sur les prix après la hausse de lundi.
Le marché pétrolier reste fortement exposé aux développements autour du détroit d'Ormuz. Les prix ont augmenté d’environ 30 % depuis que les États‑Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 févr., selon le reportage de CNBC. Téhéran a riposté en attaquant des pétroliers dans le détroit d'Ormuz et en minant la voie maritime, réduisant fortement le trafic et provoquant une importante perturbation de l’approvisionnement.
Trump a aussi cherché à faire pression sur l'Iran en imposant un blocus naval à ses ports et navires. La prochaine épreuve pour les marchés est de savoir si sa confiance publique en un accord à court terme sera suivie d’un accord réel — et si le trafic via le détroit d'Ormuz pourra commencer à se rétablir sans une nouvelle série de frappes.
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