Les prix du pétrole ont reculé mardi après que des responsables américains ont déclaré que le cessez‑le‑feu avec l'Iran restait en place, atténuant les craintes d'un conflit plus large près du détroit d'Ormuz.
Les prix du pétrole ont reculé mardi après que des hauts responsables de la défense des États‑Unis ont déclaré que le cessez‑le‑feu avec l'Iran restait en vigueur malgré des attaques contre les Émirats arabes unis, calmant certaines craintes immédiates qu'un affrontement dans la région ne dégénère de nouveau en guerre à grande échelle.
Le Brent, référence internationale, a perdu plus de 2 % pour s'établir à 111,45 $ le baril à 9:17 a.m. ET, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a glissé de plus de 3 % à 102,65 $, selon un reportage de CNBC. Le repli faisait suite à une hausse de plus de 4 % lundi, lorsque le cessez‑le‑feu semblait menacé.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré aux journalistes que le “ceasefire is not over,” tandis que le Gen. Dan Caine, chairman of the Joint Chiefs of Staff, a dit que les attaques iraniennes étaient “below the threshold of restarting major combat operations at this point.”
Hegseth a affirmé que le président Donald Trump déciderait si une action future constituerait une violation. “Right now, the ceasefire certainly holds but we’re going to be watching very, very closely,” a‑t‑il dit.
La réaction du marché a souligné la rapidité avec laquelle les prix de l'énergie réagissent aux signes d'escalade ou de retenue militaire près du détroit d'Ormuz, une voie clé pour les expéditions mondiales de pétrole. Lundi, l'Iran a lancé des drones et des missiles sur les ÉAU, tandis que Washington a déclaré avoir coulé des navires iraniens dans le détroit.
Les États‑Unis ont aussi lancé lundi une opération visant à rouvrir le détroit d'Ormuz au trafic commercial. Hegseth a indiqué que deux navires commerciaux américains, accompagnés de destroyers américains, avaient traversé le bras de mer, qu'il a décrit comme la preuve que la voie était dégagée. Le groupe danois de transport maritime Maersk a dit que son navire battant pavillon américain, l'Alliance Fairfax, a traversé le détroit lundi sous la protection militaire américaine.
Les tensions restent élevées. Trump a averti lundi dans une interview à Fox News que l'Iran serait “blown off the face of the earth” s'il visait des navires américains protégeant le trafic commercial à travers le détroit. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a écrit sur les réseaux sociaux que les récents événements dans le détroit montraient “there’s no military solution to a political crisis,” ajoutant que les pourparlers progressaient grâce aux efforts du Pakistan.
Même avec le recul des prix mardi, les inquiétudes sur l'approvisionnement n'ont pas disparu. Goldman Sachs a écrit lundi que les stocks mondiaux de pétrole ne sont pas encore dangereusement bas, mais que des prélèvements plus rapides et une distribution régionale inégale augmentent le risque de pénuries localisées, surtout pour certains produits raffinés.
Le PDG de Chevron, Mike Wirth, a également averti que des pénuries de carburant devenaient une source d'inquiétude dans certaines régions si les contraintes autour du détroit persistaient. La prochaine question clé pour les marchés est de savoir si le cessez‑le‑feu continuera de tenir et si la navigation commerciale à travers Ormuz pourra reprendre normalement sans nouvelle confrontation militaire.
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