Tensions dans le Golfe

Le pétrole monte après des échanges de tirs entre US et Iran dans le Strait of Hormuz

Trump dit que le cessez-le-feu tient, mais l’affrontement dans un corridor énergétique vital ravive les doutes sur la diplomatie et la sécurité de la navigation

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Strait of Hormuz
Strait of Hormuz, Oman
Les prix du pétrole ont augmenté après des échanges de tirs entre forces US et forces iraniennes dans le Strait of Hormuz, mettant à l’épreuve un cessez-le-feu fragile sur une route énergétique mondiale clé.
Marchés de l'énergie Conflit au Moyen-Orient Prix du pétrole détroit d'Ormuz Tensions États-Unis-Iran

Les prix du pétrole ont augmenté vendredi après que the United States et Iran se sont échangé des tirs dans le Strait of Hormuz, une flambée dans l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde qui a mis à l’épreuve un cessez-le-feu fragile, même si President Donald Trump a déclaré que la trêve restait en place.

Le repère mondial Brent a grimpé de presque 3 % à un moment donné, atteignant près de $103 le baril avant de redescendre autour de $100. Ce mouvement reflète la rapidité avec laquelle les traders réagissent au risque militaire autour du détroit, situé au sud de Iran et qui transporte normalement plus d’un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.

La voie navigable est effectivement bloquée depuis que la guerre US-Israel avec Iran a commencé le Feb. 28, selon le reportage. Avant le conflit, le pétrole se négociait autour de $70 le baril. Cet écart a fait de chaque nouvel échange de tirs un événement pour les marchés autant que pour le plan militaire.

Les deux camps se rejettent la responsabilité

US Central Command a déclaré que les forces américaines ont mené des frappes en légitime défense après que des forces iraniennes ont lancé plusieurs missiles, drones et petites embarcations contre trois destroyers lance-missiles de la US Navy en transit dans le détroit. CENTCOM a indiqué qu’aucun actif US n’a été touché et qu’il a visé des sites militaires iraniens impliqués dans l’attaque, y compris des emplacements de lancement de missiles et de drones ainsi que des nœuds de commandement et de contrôle.

Le récit iranien diffère nettement. Les médias d’État iraniens et des déclarations militaires ont accusé les US d’avoir violé le cessez-le-feu d’avril en ciblant un tanker pétrolier iranien et un autre navire se dirigeant vers le détroit, ainsi que d’avoir mené des attaques aériennes le long des zones côtières, notamment Bandar Khamir, Sirik et Qeshm Island. Iran a déclaré que ses forces ont riposté en attaquant des navires militaires US et en causant des dégâts importants, une affirmation que the United States a niée.

Trump a dit que plusieurs petites embarcations iraniennes avaient été détruites et que des missiles et des drones visant des navires US avaient été abattus. Il a également minimisé l’échange lors d’une interview avec ABC News, qualifiant les frappes iraniennes de "just a love tap," tout en avertissant que Tehran subirait des attaques plus lourdes si elle n’acceptait pas un accord.

CENTCOM a dit qu’il "does not seek escalation but remains positioned and ready to protect American forces." Les médias d’État iraniens ont rapporté plus tard que la situation était "back to normal now."

Un cessez-le-feu sous tension

La confrontation est survenue alors que Washington et Tehran testaient encore une voie diplomatique pour sortir du conflit. Le ministère iranien des Affaires étrangères avait dit qu’il envisageait une proposition US, tandis que Pakistan a été impliqué dans des efforts pour transformer le cessez-le-feu en une fin permanente de la guerre.

Trump a dit que les négociations se poursuivaient et a répété l’exigence de Washington selon laquelle Tehran ne doit jamais posséder d’arme nucléaire. Des responsables iraniens ont repoussé la pression US, et un membre senior du parlement iranien a décrit un mémorandum d’entente rapporté en 14 points comme une "liste de souhaits."

La confrontation faisait aussi suite à des jours de tensions plus larges autour du détroit. Trump avait annoncé un plan US, baptisé Project Freedom, pour guider les navires commerciaux échoués à travers la voie navigable. Iran a averti que les navires tentant d’utiliser le détroit sans autorisation de l’Islamic Revolutionary Guard Corps pourraient être pris pour cible, selon le reportage.

United Arab Emirates a également rapporté des attaques à la missile et au drone iraniennes durant la dernière phase de la crise, les autorités disant que les défenses aériennes ont engagé des menaces entrantes et que trois personnes ont subi des blessures modérées. Iran a nié ou contesté certaines accusations concernant les récentes attaques, tout en attribuant aux actions militaires US l’aggravation de la situation.

Les coûts énergétiques s’étendent au-delà du brut

L’impact sur les marchés ne se limite pas au pétrole brut. Les prix du carburant pour avions ont augmenté d’environ la moitié pendant le conflit, ajoutant de la pression sur les compagnies aériennes. British Airways owner IAG a indiqué vendredi qu’il s’attendait à ce que les coûts du carburant atteignent €9bn cette année, soit environ €2bn de plus que l’année dernière, bien qu’il ait dit avoir convenu des prix pour environ 70 % de ses besoins en carburant pour le reste de l’année et ne voit pas de problèmes d’approvisionnement actuels sur ses principaux marchés.

Les actions d’IAG ont chuté de plus de 5 % en début de séance à Londres, signe que les investisseurs restent méfiants quant à la durée possible des perturbations dans le Golfe. Des analystes cités dans le reportage ont décrit le cessez-le-feu comme fragile, les marchés réagissant au risque que des affrontements isolés puissent se transformer en une perturbation plus vaste.

Pour l’instant, la question centrale est de savoir si the United States et Iran peuvent maintenir le cessez-le-feu tout en poursuivant des opérations militaires autour d’une voie navigable partiellement bloquée. Un apaisement durable des prix du pétrole pourrait dépendre moins des revendications de dommages immédiats de vendredi que de la possibilité pour les navires de circuler en toute sécurité à travers Hormuz et de l’issue des négociations, qui doivent produire plus qu’une nouvelle pause dans les combats.

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