Trump a qualifié la contre‑proposition iranienne de "totally unacceptable", prolongeant un conflit de dix semaines qui a perturbé la navigation dans le détroit d'Ormuz et fait grimper les prix du pétrole.
Le président américain Donald Trump a rejeté la dernière contre‑proposition iranienne visant à mettre fin à la guerre de dix semaines au Moyen‑Orient, la qualifiant de "totally unacceptable", tandis que Téhéran a indiqué qu'il n'accepterait pas des conditions qu'il décrivait comme une reddition.
Ce revers place le détroit d'Ormuz au centre d'un bras de fer diplomatique et économique plus large. La voie maritime a été étranglée par le conflit, les marchés de l'énergie restent volatils, et Washington a cherché à pousser Pékin à faire pression sur Téhéran pour rouvrir le détroit, bien que la volonté de la Chine d'agir comme point de pression reste incertaine.
Dans un message publié dimanche sur Truth Social, Trump a écrit qu'il avait lu la réponse des représentants iraniens et qu'elle ne lui plaisait pas. Les médias d'État iraniens ont présenté la position de Téhéran comme un rejet d'une proposition américaine qu'ils ont qualifiée d'exigence de reddition.
Selon le reportage, la contre‑proposition iranienne insiste sur des réparations de guerre, la souveraineté totale sur le détroit d'Ormuz, la levée des sanctions et la libération des avoirs iraniens gelés. Le président iranien Masoud Pezeshkian a écrit sur X en persan que l'Iran would "never bow our heads before the enemy," ajoutant que le dialogue ou la négociation ne signifiaient pas reddition ni recul.
Le différend nucléaire demeure un obstacle central. Le Wall Street Journal a rapporté que l'Iran a rejeté les demandes américaines concernant son programme nucléaire et son stock d'uranium hautement enrichi, proposant plutôt des négociations séparées et offrant de diluer une partie de cet uranium hautement enrichi tout en transférant le reste à un pays tiers sous des conditions permettant son retour si Washington se retirait d'un éventuel accord futur.
Les États‑Unis veulent des assurances que l'Iran mettra fin à son programme nucléaire dans le cadre de tout accord de paix. L'Iran aurait accepté de suspendre l'enrichissement de l'uranium pour une période plus courte que la moratoire de 20 ans proposée par Washington, mais a refusé de démanteler ses installations nucléaires. Téhéran a aussi exigé que les États‑Unis lèvent leur blocus des ports iraniens comme condition pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Les marchés ont reflété la tension. Les contrats à terme américains West Texas Intermediate pour livraison en juin ont augmenté de 4,96 % à 100,30 $ le baril lundi, tandis que les contrats Brent pour livraison en juillet ont grimpé de 4,92 % à 105,76 $ le baril.
Les tensions régionales ont également perduré. Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté deux drones en provenance d'Iran, le Qatar a condamné une attaque de drone qui a frappé un cargo dans ses eaux, et le Koweït a indiqué que ses défenses antiaériennes ont affronté des drones hostiles qui ont pénétré son espace aérien. Le porte‑parole de l'armée iranienne, Brig. Gen. Mohammad Akraminia, a mis en garde contre des "surprising options" si des adversaires faisaient une autre "miscalculation."
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, s'exprimant dans l'émission "60 Minutes" de CBS, a dit que la guerre n'était pas terminée parce qu'il y avait "more work to be done," citant l'uranium enrichi de l'Iran, ses sites d'enrichissement, son soutien à des relais régionaux et son programme de missiles balistiques.
Ce bras de fer non résolu devrait désormais peser sur le prochain sommet de Trump avec le président chinois Xi Jinping à Pékin. La Chine a intérêt à une navigation stable dans le détroit d'Ormuz, mais Pékin entretient aussi un partenariat stratégique avec Téhéran, ce qui rend incertaine sa participation à tout effort de désescalade.
Commentaires (0)