L'Iran a mis en garde contre toute intervention militaire étrangère dans le détroit d'Hormuz après que Trump a annoncé une initiative américaine pour guider des navires bloqués à travers cette voie maritime obstruée.
L'Iran a averti qu'il affronterait les forces armées étrangères qui s'approcheraient du détroit d'Hormuz après que le président Donald Trump eut annoncé un effort américain pour aider à guider des navires coincés à travers la voie navigable bloquée, accentuant les tensions autour de l'une des routes énergétiques les plus importantes au monde.
Le différend dépasse largement les navires pris au piège dans le Golfe. Le détroit, que l'Iran a en grande partie bloqué depuis des frappes aériennes américaines et israéliennes contre l'Iran, est un passage pour environ 20 % du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié. Brent crude est resté au‑dessus de 100 $ le baril, selon la BBC, tandis qu'un résumé de sources du New York Times indiquait que les prix du pétrole avaient reculé et que les contrats à terme sur le S&P 500 avaient légèrement progressé dimanche alors que les investisseurs mesuraient l'incertitude persistante liée à la guerre en Iran.
Trump a déclaré que des pays “from all over the World” avaient demandé aux États‑Unis d'aider à libérer des navires qu'il a décrits comme des bâtiments neutres piégés dans des eaux restreintes. Dans un message sur Truth Social, il a dit que les États‑Unis «would ‘guide their Ships safely out of these restricted Waterways,’», présentant l'effort, appelé «Project Freedom», comme humanitaire parce que les équipages manquaient de nourriture et d'autres produits essentiels.
Iran a rejeté l'idée que Washington puisse se déplacer dans le détroit selon ses propres modalités. Maj. Gen. Ali Abdollahi, décrit par la BBC comme le chef du commandement central de l'Iran, a déclaré que l'Iran attaquerait “any foreign armed force” qui tenterait de s'approcher ou d'entrer dans le détroit, en particulier l'armée américaine. Il a affirmé que le passage sûr devait être coordonné avec les forces armées iraniennes “under all circumstances.”
U.S. Central Command a déclaré plus tard que des destroyers lance‑missiles, plus de 100 appareils basés à terre et en mer, des plateformes sans pilote et 15 000 membres du service appuieraient l'opération. Le communiqué n'a pas précisé comment cet équipement et ce personnel aideraient les navires piégés, laissant incertain si le rôle américain se limiterait à des conseils, un soutien à la navigation ou une escorte militaire.
Cette distinction pourrait déterminer la dangerosité de l'opération. La BBC a rapporté que si l'effort américain se limite à de l'information et des orientations, il pourrait peu servir aux équipages faisant face à des menaces iraniennes. Une escorte militaire, en revanche, pourrait remettre en confrontation directe les forces américaines et l'Iran malgré un cessez‑le‑feu censé créer un espace pour des pourparlers.
L'ampleur des perturbations est importante. L'International Maritime Organisation, une agence maritime des Nations Unies, estime qu'environ 20 000 marins et 2 000 navires sont piégés dans le Golfe depuis le début de la guerre avec l'Iran. Les inquiétudes ont augmenté concernant l'épuisement des approvisionnements et la fatigue physique et mentale des équipages.
Il y avait aussi des signes de danger persistant dans la voie navigable. L'armée iranienne a déclaré avoir empêché des destroyers américains et israéliens d'entrer dans le détroit. U.S. Central Command a nié une affirmation iranienne selon laquelle un navire de guerre américain aurait été touché par deux missiles. Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont déclaré qu'un tanker affilié à Adnoc, leur compagnie pétrolière publique, avait été visé par deux drones lors de son transit dans le détroit; leur ministère des Affaires étrangères a indiqué qu'aucune personne n'avait été blessée. On ne savait pas si le mouvement de ce tanker était lié à l'opération américaine.
Le UK Maritime Trade Operations Centre a averti les navires tentant de traverser le détroit d'Hormuz qu'ils faisaient face à des menaces de sécurité «critical» liées aux activités militaires régionales et à d'éventuelles mines ou autres dangers le long des routes prévues.
Pour les marchés, la question immédiate est de savoir si les navires peuvent circuler sans déclencher un affrontement militaire plus large. L'annonce de Trump n'a pas provoqué de réaction immédiate sur les prix du pétrole, a rapporté la BBC, mais les cours ont brièvement grimpé après que l'Iran ait affirmé qu'un navire de guerre américain avait été touché et que Washington l'ait nié. Le prochain test sera de voir si «Project Freedom» aboutit à de véritables départs du Golfe — et si l'Iran les laisse passer.
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