Le président du Parlement iranien a averti d'une réponse militaire à toute agression après que Trump ait dit que le cessez‑le‑feu iranien était « en survie ».
Le président du Parlement iranien a averti que les forces armées du pays sont prêtes à « donner une leçon » à tout agresseur, attisant les tensions après que le président Trump a déclaré que le cessez‑le‑feu était « en survie » suite à la réponse de Téhéran à une proposition de paix américaine.
L'échange a souligné la fragilité de la pause dans les combats, Washington et Téhéran restant en désaccord sur les conditions nucléaires et la violence régionale continuant de mettre à l'épreuve le fragile cessez‑le‑feu. La voie immédiate à suivre n'était pas claire mardi, et des responsables américains ont indiqué qu'ils se préparaient à plusieurs scénarios possibles.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a écrit sur les réseaux sociaux lundi : « Nos forces armées sont prêtes à répondre et à donner une leçon pour toute agression. » Il a ajouté que « une mauvaise stratégie et de mauvaises décisions mènent toujours à de mauvais résultats. »
Trump, s'exprimant dans le bureau ovale lundi, a qualifié la dernière réponse de l'Iran de faible et a dit ne pas avoir fini de la lire. « Je dirais que c'est l'une des plus faibles, en ce moment, il est en survie, » a-t-il dit à propos du cessez‑le‑feu.
Le président a aussi dit que l'Iran avait indiqué qu'il permettrait aux États‑Unis d'aider à retirer de l'uranium fortement enrichi, mais avait ensuite omis cette condition de sa proposition écrite. L'Iran n'a pas publiquement accepté de renoncer à son uranium enrichi et affirme depuis longtemps que son programme nucléaire est pacifique et destiné à l'énergie, au médical et à la recherche.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré mardi devant un sous‑comité des crédits de la Chambre que le Pentagone a des plans pour intensifier, retirer ou repositionner des moyens si nécessaire. Il a refusé de discuter publiquement des prochaines étapes possibles, invoquant la gravité de la mission et l'objectif déclaré de l'administration d'empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire.
La confrontation se répercute aussi dans la région. L'ambassadeur des États‑Unis en Israël, Mike Huckabee, a déclaré mardi qu'Israël avait envoyé des batteries anti‑missiles Iron Dome et du personnel aux Émirats arabes unis pour contribuer à leur défense pendant la guerre avec l'Iran. Les Émirats n'ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur cette affirmation, selon le rapport.
Au Liban, des médias d'État ont rapporté que des frappes israéliennes ont tué six personnes et en ont blessé sept dans la ville méridionale de Kfar Dounine, alors que les combats se poursuivaient malgré un accord de cessez‑le‑feu. Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a déclaré que les armes du groupe ne faisaient pas partie des prochains pourparlers Liban‑Israël à Washington et a juré de poursuivre la résistance contre Israël.
Pour l'instant, la question centrale est de savoir si les États‑Unis et l'Iran peuvent revenir à une piste de négociation viable, ou si le cessez‑le‑feu qui s'effiloche cède la place à une reprise des actions militaires.
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