Le vice‑président JD Vance a déclaré lundi que l’Iran avait accepté de permettre aux inspecteurs nucléaires internationaux de revenir dans le pays, qualifiant cette décision de résultat clé du premier cycle de négociations États‑Unis–Iran en Suisse.
Cette affirmation constitue l’un des signes les plus concrets de mouvement issu de pourparlers visant à réduire les tensions autour du programme nucléaire iranien, des combats régionaux et du détroit d’Ormuz. Mais le statut de la voie nucléaire reste contesté : le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué plus tôt que des négociations détaillées sur la « question nucléaire » n’avaient pas encore commencé.
Vance a déclaré aux journalistes que des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pourraient reprendre le travail en Iran dès cette semaine. Il a qualifié les pourparlers de dimanche de « très, très bonne journée » et a dit que la question des inspections était « probablement ce qui nous enthousiasme le plus en tant qu’Américains ».
Le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a offert un récit plus mesuré, affirmant qu’il n’y avait eu qu’« une très brève discussion » sur le programme nucléaire et aucun entretien détaillé. Il a dit que le premier cycle avait duré environ 18 heures, commençant dimanche matin et se poursuivant jusqu’au début de lundi.
Les pourparlers dépassent le dossier nucléaire
Les négociations ont également porté sur des mécanismes visant à empêcher l’élargissement du conflit. Les médiateurs pakistanais et qataris ont annoncé que les États‑Unis et l’Iran avaient convenu d’établir une ligne de communication pour réduire le risque d’incidents ou de malentendus dans le détroit d’Ormuz, la voie maritime vitale pour le trafic commercial.
Le Commandement central des forces américaines (CENTCOM) a indiqué lundi que le détroit restait ouvert. « La circulation se poursuit, et les forces américaines surveillent la situation pour s’assurer que cela demeure le cas », a déclaré le porte‑parole du CENTCOM, le capitaine de la Marine Tim Hawkins.
Les médiateurs ont aussi déclaré qu’une cellule de déconfliction impliquant le gouvernement libanais avait été établie pour aider à faire respecter l’arrêt des opérations militaires au Liban dans le cadre d’un protocole d’entente signé la semaine dernière. Les combats entre Israël et le Hezbollah soutenu par l’Iran ont constitué un obstacle majeur à un accord plus large entre les États‑Unis et l’Iran.
Vance a affirmé que les dernières 24 heures avaient été « probablement les plus paisibles que nous ayons vues » au Liban depuis le début de la guerre, et il a dit que les pourparlers avaient abouti à un processus destiné à empêcher que des incidents ne dégénèrent en escalade plus large.
Vance a indiqué que des discussions techniques avec l’Iran se poursuivraient « dans les semaines et les jours à venir », alors même qu’il retournait aux États‑Unis. Il a dit que les négociateurs avaient fait des progrès mais a averti qu’« il reste encore beaucoup à faire. »
D’autres volets des pourparlers restent sensibles. La Banque centrale iranienne a déclaré qu’il y avait eu « des progrès significatifs » sur la libération d’avoirs iraniens gelés, tandis que CBS a rapporté que des responsables américains travaillaient avec le Qatar sur un plan visant à rendre disponibles des milliards de dollars à des fins humanitaires dans le cadre des restrictions existantes.
Pour l’instant, le test le plus immédiat est de savoir si les inspecteurs de l’AIEA reprendront effectivement le travail en Iran et si les nouvelles lignes de communication pourront réduire le risque de confrontation en mer et au Liban. Ces mesures aideraient à déterminer si l’optimisme de lundi se transformera en une voie de négociation durable ou en une nouvelle pause fragile.
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