JD Vance a déclaré que les négociations États-Unis–Iran en Suisse ont progressé après que Téhéran a accepté de laisser revenir des inspecteurs de l’AIEA, même si des tensions autour d’Hormuz persistent.
Le vice‑président américain JD Vance a dit lundi que les négociations avec l’Iran à Bürgenstock, en Suisse, avaient fait « de grands progrès », citant l’accord de Téhéran pour réadmettre des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans le pays.
Les pourparlers se sont poursuivis malgré un week‑end tendu au cours duquel l’Iran a annoncé avoir fermé le détroit d’Hormuz en réaction à des frappes israéliennes au Liban, disant que ces frappes violaient un cessez‑le‑feu. Vance a reconnu des tensions dans les discussions, mais a dit qu’elles n’avaient pas fait dérailler le processus.
« Oui, il y a eu un peu de menaces, un peu de plaintes, mais au bout du compte, les pourparlers ont continué et nous avons fait de grands progrès », a déclaré Vance aux journalistes.
Vance a décrit l’accord de l’Iran pour réadmettre les inspecteurs de l’AIEA comme « une étape majeure pour le peuple américain » et comme une première étape vers « mettre fin de façon permanente à un programme d’armes nucléaires en Iran ». Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a également déclaré plus tôt que les pourparlers avaient produit « d’importants progrès ».
Les discussions interviennent dans le cadre d’un effort plus large pour empêcher la propagation du conflit. Vance a dit que les États‑Unis veulent un cessez‑le‑feu régional, la fin des tirs du Hezbollah sur Israël et un système pour empêcher que des incidents ne dégénèrent en une confrontation plus vaste.
Il a dit que les négociateurs travaillaient sur ce qu’il a appelé un mécanisme de déconfliction, tout en notant que des problèmes importants subsistent, notamment le déminage dans le détroit d’Hormuz afin que le trafic maritime puisse reprendre plus pleinement.
Cette voie navigable est l’une des plus importantes au monde pour l’énergie. Le transit y a été interrompu pendant le week‑end, selon des systèmes de suivi maritime cités dans le reportage source, après que Téhéran a annoncé avoir une nouvelle fois fermé ce goulet d’étranglement pétrolier. Le reportage indiquait qu’environ un quart de l’approvisionnement énergétique mondial transite par le détroit.
Vance a également dit que Jared Kushner, en collaboration avec des responsables qataris, avait aidé à élaborer une proposition liée aux avoirs iraniens gelés. Selon l’arrangement tel qu’il l’a décrit, les États‑Unis auraient leur approbation sur tout processus de déblocage de ces avoirs.
Vance a dit que les négociations avaient créé « une très bonne base pour un accord final réussi », tout en précisant qu’« il reste encore beaucoup à faire ». Le prochain test sera de savoir si l’accord sur les inspections et le processus de déconfliction tiendront, alors que les négociateurs tentent de transformer les progrès de lundi en un accord durable.
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