Des responsables militaires libanais et israéliens doivent se rencontrer à Washington, tandis qu’un juge fédéral a refusé pour l’instant de suspendre l’ordre de Trump sur le vote par correspondance.
WASHINGTON — Des responsables militaires libanais et israéliens devraient se rencontrer vendredi à Washington alors que se poursuivent les pourparlers américano‑iraniens, tandis qu’un juge fédéral de la capitale a, pour l’instant, refusé de bloquer l’ordre exécutif du président Donald Trump visant à restreindre le vote par correspondance.
La rencontre survient à un moment délicat dans la région. L’Iran a dit qu’il ne signerait pas d’accord avec les États‑Unis à moins que la guerre au Liban ne se termine, et le vice‑président Vance a déclaré jeudi soir qu’il n’y avait toujours pas d’accord américano‑iranien, bien que des responsables soient “very close.”
Des responsables américains et iraniens ont discuté au cours de la semaine écoulée d’arrangements possibles pour rouvrir le détroit d’Ormuz et retarder les pourparlers nucléaires, a rapporté NPR. Le stock d’uranium enrichi de l’Iran reste l’un des points de blocage.
Le Liban aborde la rencontre de Washington avec un pouvoir de négociation limité. Le Hezbollah, né dans les années 1980 en réponse à une invasion israélienne, s’est profondément enraciné dans la politique libanaise et exerce un pouvoir considérable. Jane Arraf de NPR a rapporté depuis Beyrouth que le porte‑parole du Hezbollah, Youssef al‑Zein, a dit que le groupe ne se désarmerait pas tant que le Liban resterait sous attaque.
Le Liban est censé être sous un cessez‑le‑feu, mais les frappes israéliennes se sont poursuivies. Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salameh, a déclaré à NPR que les frappes mettaient en danger des sites romains et un château croisé, et a dit qu’il espérait qu’un cessez‑le‑feu interviendrait bientôt pour que les autorités puissent évaluer les dommages.
Dans un autre développement à Washington, le juge de district américain Carl Nichols a rejeté les demandes visant à bloquer temporairement l’ordre exécutif du 31 mars de Trump sur le vote par correspondance, le laissant en vigueur pendant que les litiges se poursuivent.
L’ordre demande au Department of Homeland Security de travailler avec la Social Security Administration pour compiler des listes d’adultes citoyens américains dans chaque État et les transmettre aux responsables électoraux d’État. Il exige également que le U.S. Postal Service élabore des listes d’électeurs admissibles et n’envoie des bulletins de vote par correspondance qu’aux personnes figurant sur ces listes.
Nichols, un candidat de Trump, n’a pas statué sur la légalité sous‑jacente de l’ordre. Il a estimé que les plaignants avaient agi trop tôt parce que les agences fédérales n’avaient pas encore mis en œuvre les directives d’une manière créant un préjudice immédiat.
“Plaintiffs may, of course, renew their motions if and when those future actions occur,” Nichols wrote. “Until then, however, Plaintiffs cannot show that preliminary injunctive relief is warranted.”
Les démocrates, les groupes de défense des droits de vote et d’autres opposants ont soutenu que la Constitution confère au Congrès et aux législatures d’État — et non au président — l’autorité sur les règles des élections fédérales, et que l’ordre pourrait pousser le Postal Service au‑delà de son rôle légal. Ils ont également averti que des listes de citoyens établies par le gouvernement pourraient contenir des erreurs empêchant des électeurs admissibles de recevoir des bulletins.
La Maison‑Blanche a salué la décision. Trump a affirmé que l’ordre vise à empêcher le vote illégal de non‑citoyens lors des élections fédérales; des examens et des recherches cités par NPR ont conclu que ce type de vote est extrêmement rare.
La décision ne met pas fin à la bataille judiciaire. Un autre juge fédéral devrait rendre une décision dès juin dans un ensemble similaire de poursuites à Boston, et Nichols a laissé ouverte la possibilité que les plaignants puissent revenir en cour si les agences commencent à appliquer l’ordre d’une manière qui affecte les électeurs ou les États.
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